Le Canada et les États-Unis, deux des trois nations hôtes de la Coupe du monde 2026, disputent leurs premiers matches vendredi. Le Canada affronte la Bosnie-Herzégovine à 21 heures (heure française) à Toronto, tandis que les États-Unis reçoivent le Paraguay à 2 heures du matin samedi à Los Angeles. Ces rencontres marquent le début d’une compétition dont les enjeux sportifs se doublent de défis logistiques et médiatiques pour les deux sélections.
Le Canada vise une première historique
Le Canada, qui n’a jamais franchi la phase de groupes en Coupe du monde, aborde ce tournoi avec l’objectif de se qualifier pour les huitièmes de finale. La sélection, dirigée par l’Américain Jesse Marsch, s’appuie sur des joueurs ayant évolué en Europe, comme Jonathan David (Lille), Ismaël Koné (ex-Troyes), Derek Cornelius (ex-Montpellier) et Moïse Bombito (Nice). Ce dernier, blessé en octobre et absent des terrains depuis huit mois, a été maintenu dans le groupe par Marsch, qui a salué ses « progrès incroyables » jeudi.
Le Canada évolue dans le groupe B, aux côtés de la Bosnie-Herzégovine, du Qatar et de la Suisse. Une victoire contre les Bosniaques, qui ont éliminé l’Italie lors des barrages, serait un premier pas vers une qualification historique. « Nous voulons écrire une nouvelle page pour le football canadien », a déclaré Marsch, qui a pris les rênes de l’équipe après avoir été écarté de la sélection américaine.
« À 21 heures, le Canada ne joue pas seulement son premier match : il teste aussi sa capacité à transformer l’avantage du terrain en résultat concret. »
Les États-Unis, sous pression avec Pochettino
Les États-Unis, dirigés par l’Argentin Mauricio Pochettino, affrontent le Paraguay dans un groupe D relevé, où figurent également la Colombie et le Costa Rica. Pochettino, arrivé en septembre 2024, a fixé un objectif ambitieux : « Pour moi, le succès, c’est gagner. » La sélection américaine, composée de joueurs comme Christian Pulisic (AC Milan) et Timothy Weah (OM), compte sur un « esprit sud-américain » apporté par son entraîneur pour briller à domicile.
Le Paraguay, qui a battu l’Argentine et le Brésil lors des éliminatoires, représente un premier obstacle sérieux. Les États-Unis, qui n’ont pas dépassé les quarts de finale depuis 2002, devront confirmer leur statut de favori du groupe pour éviter une désillusion précoce. « Nous savons que le Paraguay ne nous fera pas de cadeaux », a souligné Pochettino, qui a évoqué les critiques sur une prétendue « arrogance » de son équipe.
Une ambiance en demi-teinte
Malgré l’enjeu sportif, l’engouement autour de la compétition reste contrasté. À Los Angeles, les abords du stade sont décrits comme « désertiques », avec peu de maillots visibles en ville. La cérémonie d’ouverture des États-Unis, prévue avant le match contre le Paraguay, n’a pas suscité le même engouement que celle du Mexique. Les éléments disponibles indiquent que le président des États-Unis ne devrait pas assister à la rencontre.
Au Canada, l’ambiance est également mesurée, même si le match à Toronto pourrait attirer davantage de supporters. Jesse Marsch a insisté sur la « responsabilité » de représenter son pays à domicile, dans un contexte où le football peine encore à rivaliser avec d’autres sports en Amérique du Nord.
Prochaines échéances
Le Canada affrontera le Qatar mardi, tandis que les États-Unis se déplaceront en Colombie jeudi. Les deux sélections devront confirmer leurs ambitions dès ces deuxièmes matches pour espérer figurer parmi les quatre meilleurs troisièmes, une condition nécessaire pour accéder aux huitièmes de finale dans un format à 48 équipes.