L'Iran et la Nouvelle-Zélande ont ouvert leur campagne en Coupe du monde 2026 par un match nul (2-2), mardi 16 juin au SoFi Stadium de Los Angeles. Les deux équipes, qui évoluent dans le groupe G, ont offert un duel riche en rebondissements, avec deux égalisations iraniennes après des buts néo-zélandais signés Elijah Just. Ce résultat place les quatre équipes du groupe à égalité avec un point, après le nul entre la Belgique et l'Égypte (1-1) la veille.
Un match animé malgré un contexte pesant
La rencontre a été marquée par un rythme soutenu et des occasions des deux côtés. La Nouvelle-Zélande, considérée comme l'outsider du groupe, a pris les devants à deux reprises grâce à des réalisations d'Elijah Just (12e et 34e minute). L'Iran, malgré des débuts compliqués, a réagi par l'intermédiaire de Ramin Rezaeian (45e+1) et Mohammad Mohebbi (67e), scellant ainsi le score final. Les deux équipes ont montré des qualités offensives, mais aucune n'a réussi à prendre l'avantage définitif.
Ce match s'est déroulé dans un contexte particulier, en raison des tensions géopolitiques entre l'Iran et les États-Unis. Avant la rencontre, l'hymne iranien a été sifflé par une partie des spectateurs, un incident que les joueurs iraniens ont refusé de commenter. Ramin Rezaeian, auteur du premier but iranien, a répondu sèchement à une question sur le sujet : « C'est notre affaire, cela ne vous regarde pas. »
Des conditions logistiques dénoncées par l'Iran
Au-delà du terrain, la sélection iranienne a vivement critiqué les conditions dans lesquelles elle a dû évoluer lors de ce Mondial. Le sélectionneur Amir Ghalenoei a qualifié son équipe de « la plus maltraitée de toute la Coupe du monde », évoquant des difficultés logistiques majeures. Installée au Mexique en raison des restrictions de voyage aux États-Unis, l'équipe a dû effectuer un aller-retour de cinq heures entre Tijuana et Los Angeles pour disputer ce match, avant de repartir immédiatement après la rencontre.
Plusieurs joueurs iraniens, dont le capitaine Mehdi Taremi, ont rencontré des problèmes à la frontière américaine, certains voyant leur visa expirer ou être contesté. Taremi a directement mis en cause la FIFA, estimant que l'instance « devrait nous aider davantage ». Ces déclarations interviennent après une intervention du président de la FIFA, Gianni Infantino, qui s'est rendu dans le vestiaire iranien après le match pour exprimer son soutien. « Je comprends ce que vous traversez, mais vous envoyez un message fort au monde entier », a-t-il déclaré aux joueurs.
« L'Iran a dû quitter les États-Unis immédiatement après son match, sans temps de récupération. Une situation inédite pour une équipe en Coupe du monde. »
Un groupe G ouvert après la première journée
Avec ce résultat, le groupe G reste très ouvert. La Belgique et l'Égypte, qui se sont neutralisées (1-1) la veille, occupent également la première place avec un point. Les prochains matchs, notamment celui entre l'Iran et la Belgique, s'annoncent décisifs pour la suite de la compétition. La Nouvelle-Zélande, malgré sa performance, devra confirmer face à des adversaires plus expérimentés pour espérer se qualifier.
Des incertitudes logistiques pour la suite du tournoi
Alors que la Coupe du monde se poursuit, l'Iran devra composer avec des contraintes logistiques qui pourraient peser sur ses performances. Les déclarations de Ghalenoei et Taremi laissent entrevoir des tensions persistantes avec les autorités américaines et la FIFA. Sur le plan sportif, les deux équipes devront rapidement se ressaisir pour espérer franchir le premier tour, dans un groupe où la Belgique et l'Égypte restent favorites.