Lundi 29 juin, le Venezuela a annoncé un nouveau bilan du double séisme survenu le 24 juin : 1 719 morts et 5 034 blessés, selon Jorge Rodriguez, président de l’Assemblée nationale. Les Nations unies ont, de leur côté, estimé à environ 50 000 le nombre de personnes disparues. Les opérations de secours se sont poursuivies principalement à Caracas et dans l’État de La Guaira, où de nombreux immeubles se sont effondrés.
Un bilan humain encore provisoire cinq jours après la catastrophe
Le bilan officiel a été relevé après une première estimation à 1 450 morts diffusée la veille dans plusieurs comptes rendus. Les autorités ont également fait état de 774 immeubles touchés, dont 189 entièrement effondrés. Plusieurs articles situent les destructions les plus importantes à Caracas et à La Guaira, notamment dans la ville côtière de Caraballeda et dans le secteur de Catia La Mar.
Les recherches ont continué malgré l’écoulement du temps. Des survivants ont encore été retrouvés durant le week-end et lundi, parmi eux un père et son fils, une femme de 60 ans, un adolescent de 11 ans, ainsi qu’une mère et son bébé selon des informations de presse. Dans le même temps, plusieurs témoignages ont décrit une diminution des chances de retrouver d’autres personnes vivantes sous les décombres.
« Le bilan des morts, celui des blessés et celui des disparus relèvent de trois comptages distincts qui n’ont pas le même degré de consolidation. »
Des secours toujours en cours après une nouvelle secousse
Une nouvelle secousse de magnitude 4,6 a été ressentie lundi matin à Caracas et à La Guaira, selon l’Institut d’études géologiques des États-Unis, l’USGS. D’après plusieurs témoignages relayés dans la presse, aucun nouveau dégât majeur n’a été signalé après cette réplique, mais elle est intervenue alors que de nombreux bâtiments restaient fragilisés et que des habitants dormaient déjà hors de chez eux.
La présidente par intérim Delcy Rodriguez a indiqué que « les opérations de recherche et de sauvetage se poursuivent » et que « nous gardons toujours l’espoir ». Elle a aussi annoncé la prolongation de la fermeture des écoles pour la semaine et la création de camps provisoires pour les personnes ayant perdu leur logement. Selon plusieurs informations de presse, 24 pays ont envoyé des secouristes, des équipes cynophiles et du matériel de secours.
Des besoins immédiats autour du logement, des recherches et des funérailles
Au-delà du bilan humain, la catastrophe a déplacé de nombreux habitants. Dans plusieurs quartiers de Caracas et de La Guaira, des familles ont dormi dans la rue après l’effondrement ou l’évacuation de leur immeuble. Un vaste complexe de logements de l’ère Chavez à La Guaira a été décrit comme détruit ou rendu inhabitable, tandis que des habitants ont demandé un relogement hors des centres d’accueil.
Les conséquences humanitaires ont aussi concerné la prise en charge des morts. À Caracas, des crémations se sont enchaînées dans un cimetière public, où des employés ont indiqué préparer de nouvelles tombes. Dans les zones sinistrées, des proches ont continué à chercher eux-mêmes des membres de leur famille sous les gravats, parfois avec des outils rudimentaires, tandis que des habitants ont dénoncé le manque d’engins et la lenteur des secours.
Un point de situation encore évolutif
Au moment de ce bilan, les chiffres des morts et des blessés provenaient des autorités vénézuéliennes, tandis que l’estimation des disparus était attribuée aux Nations unies. Les opérations de secours restaient actives dans plusieurs secteurs, avec des recherches menées à la fois par des équipes spécialisées, des renforts étrangers et des habitants.
Les destructions d’immeubles, les besoins de relogement et l’organisation des funérailles étaient déjà visibles dans les zones les plus touchées. En revanche, le nombre définitif de victimes n’était pas stabilisé et les disparitions relevaient encore d’une estimation. La poursuite des recherches, l’évolution des bilans officiels et la mise en place des hébergements provisoires doivent encore préciser l’ampleur humaine et matérielle de la catastrophe.