Le parquet général de Toulouse a confirmé dimanche 19 juillet que les ossements retrouvés jeudi 16 juillet à Mailhoc, dans le Tarn, étaient bien ceux de Delphine Aussaguel, dite Delphine Jubillar. Selon une information de presse, les analyses ADN menées par l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale ont permis d’établir cette identification. Les restes avaient été découverts sur une zone indiquée par Cédric Jubillar, à une dizaine de kilomètres du domicile du couple.
Des fouilles relancées après les déclarations de Cédric Jubillar
La découverte est intervenue après de nouvelles recherches engagées à Mailhoc, sur une exploitation agricole en bordure d’un bois. Les ossements ont ensuite été acheminés au laboratoire de l’IRCGN, à Pontoise, pour expertise. Plusieurs articles évoquent notamment la découverte de deux fémurs parmi les restes retrouvés.
Delphine Jubillar avait disparu dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 à Cagnac-les-Mines, près d’Albi. Cédric Jubillar, qui avait auparavant nié sa responsabilité dans cette disparition, a reconnu début juillet être à l’origine de la mort de son épouse, selon les déclarations rapportées de ses avocats, avant d’indiquer l’endroit où le corps avait été caché.
« L’identification ADN fixe l’origine des ossements, sans répondre à elle seule aux questions sur les circonstances exactes de la mort. »
Une identification qui ne clôt pas les questions de procédure
L’absence du corps avait occupé une place centrale dans les débats du procès de première instance. Cédric Jubillar avait été condamné en octobre 2025 à 30 ans de réclusion criminelle, puis avait fait appel. La découverte puis l’identification des ossements modifient désormais le cadre factuel du dossier, alors qu’un procès en appel est prévu à partir du 21 septembre devant la cour d’assises de Haute-Garonne, à Toulouse.
Les nouveaux avocats de Cédric Jubillar ont indiqué que la tenue de ce procès aux dates prévues leur semblait difficile au regard des actes de procédure à mener après les aveux et la découverte des ossements. De leur côté, des proches de Delphine Jubillar demandent le maintien de l’audience. « Le parquet général confirme que les analyses ADN réalisées par l’IRCGN ont permis d’établir que les ossements retrouvés correspondent bien à ceux de Delphine Aussaguel », a déclaré Nicolas Jacquet, procureur général de Toulouse.
Les causes de la mort et le calendrier judiciaire restent à préciser
L’identification des ossements constitue un élément établi de la procédure. En revanche, plusieurs articles indiquent que les causes de la mort restent inconnues à ce stade. D’autres éléments, comme l’origine précise de certains fragments ou les circonstances exactes des faits, relèvent encore des investigations et des actes judiciaires à venir.
Le dossier se trouve donc dans une phase où coexistent des faits désormais confirmés, des déclarations attribuées à Cédric Jubillar et des questions qui devront encore être examinées par la justice. Le calendrier du procès en appel, annoncé pour le 21 septembre, reste lié aux suites procédurales ouvertes après les aveux et l’identification des ossements.