Les États-Unis ont lancé dans la nuit du samedi 18 au dimanche 19 juillet une huitième série consécutive de frappes contre l’Iran, après l’annonce par le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient de la mort de deux soldats américains en Jordanie lors d’une attaque iranienne survenue vendredi 17 juillet. Un troisième militaire était alors porté disparu. Washington a présenté ces bombardements comme une réponse directe à cette attaque.
Washington a dit viser les unités impliquées dans l’attaque en Jordanie
Selon le CentCom, les frappes américaines ont visé des sites militaires ainsi que « les forces du corps des gardiens de la révolution islamique qui ont lancé des attaques contre des membres des forces américaines en Jordanie le 17 juillet ». Plusieurs informations de presse situent une partie de ces bombardements dans le sud de l’Iran, notamment dans la province d’Hormozgan, près du détroit d’Ormuz.
La mort des deux soldats annoncée samedi 18 juillet a marqué un nouveau seuil dans cette séquence. Le CentCom a indiqué qu’ils avaient été tués lors d’« attaques de missiles et drones iraniens » contre des forces américaines en Jordanie. Quatre autres militaires américains ont été évacués vers des hôpitaux jordaniens, selon le même commandement.
Donald Trump a réagi après l’annonce de ces décès. « Les soldats américains ont été tués au service de notre pays », a-t-il déclaré, tout en réaffirmant qu’il ne permettrait pas à l’Iran de posséder l’arme nucléaire.
« La mort des soldats constitue un fait distinct des frappes de représailles, même si Washington relie explicitement les deux séquences. »
Téhéran a riposté au Koweït et multiplié les menaces régionales
En réponse aux bombardements américains, l’armée iranienne a affirmé avoir lancé des drones explosifs contre deux bases militaires utilisées par les Américains au Koweït. Des autorités koweïtiennes ont aussi fait état d’attaques contre des infrastructures, dont une centrale électrique et de dessalement d’eau, touchée pour la deuxième fois en deux jours selon leurs déclarations.
Les attaques iraniennes ont également concerné d’autres pays de la région. La Jordanie a indiqué avoir intercepté plusieurs missiles iraniens, et l’armée israélienne a affirmé dimanche qu’un missile visant Aqaba, en Jordanie, avait été intercepté par les forces israéliennes et jordaniennes. À Bahreïn, des sirènes d’alerte aérienne ont de nouveau retenti selon le ministère de l’Intérieur.
Dans un message écrit relayé par la télévision d’État iranienne, Mojtaba Khamenei a déclaré que les États-Unis recevraient des « leçons inoubliables ». Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Kazem Gharibabadi a aussi annoncé à la télévision d’État que l’Iran suspendait ses engagements pris dans le cadre du protocole d’accord signé avec Washington.
Le protocole d’accord de juin a été rattrapé par la reprise des hostilités
Plusieurs éléments de cette séquence renvoient au protocole d’accord signé le 17 juin entre les États-Unis et l’Iran. Depuis la reprise des hostilités le 7 juillet, les deux pays s’accusent mutuellement d’en avoir violé les termes. Les déclarations iraniennes de ces derniers jours présentent désormais ce cadre comme suspendu.
Le conflit s’est aussi déplacé vers le Golfe et le détroit d’Ormuz. Selon plusieurs informations de presse, le trafic maritime y restait fortement perturbé. Les Gardiens de la Révolution ont affirmé avoir stoppé plusieurs navires dans la zone, tandis que l’armée américaine a contesté certaines de ces déclarations.
Une confrontation toujours active et des bilans encore attribués
Au moment de ce point d’arrêt, les frappes américaines et les ripostes iraniennes se poursuivaient encore. Les États-Unis ont confirmé la mort de deux soldats en Jordanie et attribué l’attaque à des forces iraniennes. L’Iran, de son côté, a revendiqué des frappes contre des bases et des infrastructures dans plusieurs pays du Golfe, tandis que certaines interceptions ont été annoncées par la Jordanie, Bahreïn ou le Koweït.
Plusieurs bilans restent présentés par les parties concernées. Le ministère iranien de la Santé a fait état de 50 morts et de plus de 500 blessés dans les frappes américaines depuis le 27 juin. Les autorités iraniennes ont aussi affirmé que certaines installations civiles avaient été touchées, quand l’armée américaine a dit viser des objectifs militaires. Dans le Golfe, les dégâts sur des sites énergétiques et de dessalement ont été annoncés par les autorités locales.
La situation restait donc marquée par des frappes confirmées, des revendications militaires attribuées et des conséquences régionales déjà visibles, tandis que la poursuite des opérations et l’évolution du protocole d’accord demeuraient au centre de la séquence.