Les deux frères américano-britanniques ont été interpellés à Miami, en Floride, samedi 18 juillet, dans le cadre d’une demande britannique d’extradition. Les US Marshals ont confirmé l’arrestation, tandis que le parquet britannique a indiqué qu’elle avait été effectuée à la demande du Royaume-Uni. Andrew Tate, 39 ans, et Tristan Tate, 38 ans, sont recherchés pour un total de 59 chefs d’accusation.
Une demande britannique fondée sur 59 chefs d’accusation
Selon le parquet britannique, ces 59 chefs d’accusation se répartissent entre 42 visant Andrew Tate et 17 visant Tristan Tate. Le communiqué évoque notamment des viols, des agressions, la complicité d’exploitation sexuelle et des infractions liées à des images indécentes d’un enfant. Le parquet fait aussi état de sept victimes présumées à ce stade.
Les US Marshals ont confirmé l’interpellation des deux hommes, sans en détailler le motif, le mandat d’arrêt étant scellé. Dans le même temps, les autorités britanniques ont présenté cette arrestation comme une étape liée à leur demande d’extradition vers le Royaume-Uni.
« L’arrestation aux États-Unis et les accusations britanniques relèvent ici de deux étapes distinctes d’une même procédure d’extradition. »
La défense conteste l’arrestation et les accusations
L’avocat des deux frères, Joseph McBride, a affirmé dans un communiqué que ses clients « sont innocents ». Il a aussi qualifié leur arrestation de « coup politique » et a déclaré être convaincu qu’ils seraient remis en liberté.
Les frères Tate ont rejeté les accusations mentionnées à leur encontre. Plusieurs informations de presse rappellent qu’ils sont également visés par d’autres procédures, notamment en Roumanie et au Royaume-Uni, mais l’objet immédiat de cette séquence reste leur arrestation à Miami dans le cadre de la demande d’extradition britannique.
Une procédure désormais centrée sur l’extradition
À ce stade, l’arrestation à Miami est établie et la demande d’extradition britannique est confirmée par le parquet du Royaume-Uni. Les chefs d’accusation et le nombre de victimes présumées sont présentés par cette autorité judiciaire. La défense, de son côté, conteste les accusations et demande la remise en liberté des deux hommes.
La suite immédiate dépend désormais de la procédure engagée aux États-Unis autour de cette demande d’extradition. Les faits retenus par les autorités britanniques, la contestation formulée par l’avocat et les décisions à venir des autorités judiciaires relèvent encore de stades distincts de la procédure.