Panthéonisations : l’Élysée refuse une perquisition dans l’enquête sur Shortcut Events

Des enquêteurs financiers n’ont pas pu accéder à l’Élysée dans une information judiciaire sur l’attribution de marchés liés à des cérémonies au Panthéon.

Panthéonisations : l’Élysée refuse une perquisition dans l’enquête sur Shortcut Events

Image générée par Fokon


Des enquêteurs de la brigade financière et anticorruption se sont rendus à l’Élysée dans le cadre d’une information judiciaire. Celle-ci porte sur l’organisation de cérémonies d’hommage et d’entrée au Panthéon. L’accès au palais présidentiel ne leur a pas été autorisé. L’enquête vise les conditions d’attribution de plusieurs marchés à la société Shortcut Events. Elle s’inscrit dans une procédure ouverte pour « favoritisme », « prise illégale d’intérêt », « corruption » et « trafic d’influence ».

Une enquête centrée sur l’attribution des marchés de panthéonisation

L’information judiciaire porte sur les conditions dans lesquelles Shortcut Events a obtenu l’organisation de plusieurs cérémonies d’entrée au Panthéon. Les investigations concernent aussi des liens avec des conseillers de l’exécutif et le Centre des monuments nationaux. Plusieurs récits indiquent que l’entreprise a organisé ces cérémonies sur une période allant de 2002 à 2024.

Le montant cumulé de certaines prestations est présenté comme approchant 2 millions d’euros. Les enquêteurs cherchent à éclaircir la manière dont ces marchés ont été attribués. Ils examinent aussi les relations entre l’agence d’événementiel, les services concernés et les personnes intervenues dans leur validation ou leur suivi.

« Les formulations alternent entre “cérémonies d’hommage”, “panthéonisations” et “marchés liés au Panthéon”, tout en renvoyant à la même procédure judiciaire. »

Un accès refusé au nom de la protection de la présidence

La perquisition ordonnée n’a pas pu être menée à l’intérieur de l’Élysée. Le refus d’accès a été justifié par l’article 67 de la Constitution, cité pour fonder l’impossibilité d’entrer dans le palais présidentiel. Les magistrats et policiers présents n’ont donc pas pu accéder aux services de la présidence.

Ce refus ne met pas fin à la procédure. Il marque, à ce stade, une limite dans les actes d’enquête pouvant être conduits directement au siège de la présidence. La procédure continue autour des marchés publics, de leur attribution et des responsabilités éventuelles des différents intervenants.

Shortcut Events au centre des investigations

L’agence Shortcut Events apparaît comme le point central de l’enquête. Elle est décrite comme l’entreprise bénéficiaire des marchés examinés, avec des soupçons portant sur un possible soutien au sommet de l’État. Les enquêteurs s’intéressent à son rôle dans l’organisation répétée des cérémonies ainsi qu’aux conditions de sélection qui ont conduit à sa reconduction.

La procédure ne porte donc pas sur le principe des cérémonies, mais sur leur organisation matérielle et contractuelle. L’objet unique de l’enquête reste l’attribution des marchés liés aux panthéonisations et les conditions dans lesquelles ils ont été accordés.

Une procédure ouverte avec plusieurs points encore à établir

À ce stade, la perquisition n’a pas pu être menée à l’Élysée, mais l’information judiciaire se poursuit sur les conditions d’attribution des marchés liés aux cérémonies du Panthéon. Les enquêteurs s’intéressent à Shortcut Events, à ses relations avec les services publics concernés et aux décisions prises autour de ces prestations.

Quels actes d’enquête pourront encore être menés sur l’attribution de ces marchés ? Et comment la procédure avancera-t-elle après le refus d’accès à l’Élysée ?


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