Jeudi 2 juillet, Marina Ferrari a annoncé que plus de 90 personnes étaient mortes par noyade en France depuis le 19 juin, dans un contexte de canicule. La ministre des Sports et de la Jeunesse a établi un lien avec la recherche de fraîcheur pendant les pics de chaleur. Dans le même temps, SOS-Médecins a fait état d’une hausse marquée des décès constatés chez les 75 ans et plus entre le 22 et le 28 juin.
Un bilan des noyades en hausse depuis la mi-juin
Le nouveau bilan communiqué par la ministre dépasse le précédent décompte des autorités, qui faisait état de 74 décès par noyade depuis le 18 juin. Marina Ferrari a indiqué que les premiers jours avaient concerné beaucoup de jeunes, avant une répartition plus large des cas. Elle a aussi rappelé qu’il n’existait pas, selon elle, de profil unique.
La ministre a cité plusieurs situations de risque : jeunes enfants laissés sans surveillance, baignades dans des zones non surveillées, sauts depuis des ponts ou fréquentation de canaux. Elle a également évoqué une fragilité des piscines, notamment en zone rurale, dans un contexte de difficultés de rénovation.
« Le bilan des noyades relève d’accidents recensés, tandis que leur lien avec la chaleur est présenté par les autorités comme une corrélation. »
Des mesures de prévention et une campagne de la fédération
Marina Ferrari a annoncé un travail sur une refonte du brevet national de sauveteur secouriste aquatique afin de donner plus d’autonomie dans la surveillance et de renforcer les maîtres-nageurs sauveteurs. Selon elle, le décret doit être publié pour une mise en œuvre annoncée dès l’année suivante.
La Fédération française de natation a lancé une campagne de prévention à l’occasion des Championnats de France à Saint-Étienne. « La Fédération a souhaité prendre les devants sur ces sujets puisqu'il manque une culture aquatique en France », a déclaré son président délégué, Lazreg Benelhadj. Quatre vidéos doivent être diffusées sur les réseaux sociaux de la fédération autour du slogan « La noyade ne prévient pas ».
Une hausse des décès constatés chez les plus âgés
SOS-Médecins a indiqué que 513 décès avaient été constatés du 22 au 28 juin, contre 278 la semaine précédente. L’organisation a signalé une hausse de 85 % des décès chez les personnes de 75 ans et plus. Plusieurs informations de presse ont aussi évoqué des déshydratations, des hyperthermies et une pression accrue sur les soignants après deux épisodes de chaleur déjà traversés.
Dans le même temps, Météo-France a levé jeudi 2 juillet la vigilance orange canicule dans les quatre derniers départements encore concernés. Mais plusieurs informations de presse ont indiqué qu’une troisième vague de chaleur était attendue dans les jours suivants, avec de nouvelles inquiétudes pour les services de santé.
Un bilan sanitaire encore suivi de près
Au moment de cette annonce, le chiffre de plus de 90 morts par noyade constituait le dernier bilan communiqué par la ministre pour la période ouverte le 19 juin. Les décès par noyade relèvent d’un recensement annoncé par les autorités, tandis que leur lien avec la canicule a été présenté par la ministre comme un facteur explicatif lié aux comportements de recherche de fraîcheur.
Les données de SOS-Médecins portent, elles, sur les décès constatés entre le 22 et le 28 juin, avec une hausse signalée chez les 75 ans et plus. Ces indicateurs s’ajoutent aux alertes sanitaires déjà formulées pendant l’épisode de chaleur. La vigilance orange canicule a été levée jeudi 2 juillet, mais les autorités et les acteurs sanitaires restaient attentifs à une nouvelle hausse des températures annoncée pour les jours suivants.