Jeudi 2 juillet, plusieurs feux de forêt ont touché le sud de la France, avec un foyer principal entre l’Hérault et l’Aude et deux incendies au nord de Marseille, dans les Bouches-du-Rhône. À Marseille, le premier ministre Sébastien Lecornu a présidé une cellule interministérielle de crise consacrée à la canicule et aux incendies, alors que les températures devaient repartir à la hausse pendant le week-end.
Un feu principal entre l’Hérault et l’Aude
L’incendie parti mercredi 1er juillet dans le secteur d’Oupia, dans l’Hérault, s’est propagé vers l’Aude sous l’effet du vent et de la sécheresse. Jeudi, son bilan a été évalué autour de 900 hectares, avec des variations selon les moments de la journée. Les préfectures et les services de secours ont fait état d’un feu actif sur plusieurs flancs, malgré une progression parfois contenue.
Selon une information de presse, jusqu’à 900 pompiers et 150 véhicules ont été mobilisés au plus fort de l’intervention, avec l’appui de Canadair, d’un Dash et d’hélicoptères bombardiers d’eau. Des habitants ont été évacués à Pouzols-Minervois, Mailhac et dans d’autres secteurs menacés. Les autorités ont aussi fermé les massifs forestiers de l’Aude au public et ouvert des centres d’hébergement pour les personnes déplacées.
« Le même incendie a été décrit selon les heures comme fixé, stabilisé ou encore actif sur ses bordures. »
Des feux fixés près de Marseille, une vigilance maintenue
Dans les Bouches-du-Rhône, deux incendies se sont déclarés mercredi soir à Rognac et à Lançon-Provence, au nord de Marseille. Jeudi matin, les secours ont indiqué que ces deux feux étaient fixés, après avoir parcouru environ 50 hectares à Rognac et autour de 260 à 280 hectares à Lançon-Provence selon les bilans rapportés dans la journée.
Ces incendies ont entraîné des évacuations préventives, notamment à La Fare-les-Oliviers, où près de 600 personnes ont pu regagner leur domicile par la suite. Des dégâts ont été signalés sur des entrepôts, des camions et une dépendance de maison à Rognac. « On a lutté toute la nuit dans une zone qui est assez inaccessible avec des conditions météorologiques extrêmement défavorables », a indiqué Jean-Luc Beccari, chef des pompiers des Bouches-du-Rhône.
La surveillance est toutefois restée importante jeudi en raison du vent, de la chaleur et du risque de reprises. Dans ce contexte, plusieurs départements du pourtour méditerranéen sont restés placés en risque très élevé d’incendies selon Météo-France.
À Marseille, l’exécutif lie incendies et retour de la chaleur
La cellule de crise réunie à Marseille a porté à la fois sur les incendies en cours et sur la situation météorologique. Sébastien Lecornu a évoqué une situation « tendue » et a indiqué que « la chaleur va repartir ce week-end à la hausse ». Il a aussi annoncé le maintien du plan ORSAN 3 pour le week-end.
Le premier ministre a avancé un bilan national de « près de 7 000 départs de feu » et de « 8 700 hectares brûlés » depuis le début de la saison. Il a estimé que les feux observés étaient « prématurés » et « violents ». De son côté, Laurent Nuñez a rappelé que « 9 incendies de forêt sur 10 sont d’origine humaine ».
Une situation encore évolutive selon les secteurs
Au moment de ce point, les incendies des Bouches-du-Rhône étaient présentés comme fixés, mais toujours sous surveillance. Entre l’Hérault et l’Aude, le feu restait combattu jeudi, avec des bilans d’hectares et des appréciations de situation qui ont évolué au fil de la journée selon les autorités locales et les secours.
Les faits établis portent sur l’ampleur des moyens engagés, les évacuations décidées dans plusieurs communes et le maintien d’un risque élevé d’incendies dans une partie du sud du pays. Les chiffres nationaux avancés à Marseille relèvent, eux, du bilan communiqué par le premier ministre. La situation restait liée aux conditions de vent, de sécheresse et au retour annoncé de fortes chaleurs pendant le week-end.