Les autorités vénézuéliennes ont annoncé vendredi 3 juillet un nouveau bilan de 2 645 morts et 12 666 blessés après les deux séismes de magnitude 7,2 et 7,5 qui ont frappé le 24 juin l’État de La Guaira, au nord de Caracas, et touché aussi la capitale. La veille, la présidente par intérim Delcy Rodriguez avait fait état de 2 595 décès. Les Nations unies ont, de leur côté, estimé à environ 50 000 le nombre de personnes disparues.
Des recherches encore en cours dans les zones les plus touchées
À La Guaira, les secours ont continué à fouiller les décombres neuf jours après la catastrophe, même si les chances de retrouver des survivants diminuaient. Des secouristes vénézuéliens et étrangers restaient mobilisés dans les immeubles effondrés, tandis que des familles poursuivaient elles-mêmes les recherches autour des gravats.
Un homme a été extrait vivant des décombres après environ huit jours passés sous les ruines, selon une information de presse. Dans le même temps, d’autres opérations ont été suspendues après l’absence de nouveaux signes de vie détectés par les équipes sur place. Selon les données officielles citées dans plusieurs articles, près de 200 bâtiments se sont complètement effondrés.
« Le bilan humain, les disparitions estimées et les recherches de survivants relèvent de trois niveaux factuels distincts de la catastrophe. »
Des critiques sur les secours et une réponse sanitaire improvisée
Dans les zones sinistrées, plusieurs habitants ont mis en cause la lenteur des secours et le manque de matériel pour dégager les corps. À Caraballeda et dans d’autres secteurs de La Guaira, des proches ont dit attendre des engins capables de couper le béton ou de déplacer les gravats. La présidente par intérim Delcy Rodriguez a défendu sa gestion de crise et a rejeté les accusations selon lesquelles les opérations auraient été trop lentes et le nombre de victimes sous-estimé.
« Le chiffre que nous communiquons est un chiffre rigoureux », a déclaré Delcy Rodriguez, selon des propos rapportés par la presse. Dans le même temps, le gouverneur de La Guaira, José Alejandro Teran, a indiqué qu’une morgue improvisée avait accueilli 2 100 dépouilles, dont 1 700 avaient été remises à leurs familles, et que les hôpitaux de l’État avaient reçu plus de 10 000 blessés.
Un bilan encore évolutif et des besoins humanitaires immédiats
La situation restait marquée vendredi par un bilan humain en hausse, des recherches toujours actives et une prise en charge d’urgence dans des structures débordées ou improvisées. Des hôpitaux de campagne ont été installés dans plusieurs lieux de La Guaira, y compris dans une gare routière et un fast-food transformé en centre de soins. Selon des informations rapportées sur place, près de 4 000 patients ont été pris en charge dans un centre provisoire.
À ce stade, le nombre de morts et de blessés relève des chiffres communiqués par les autorités, tandis que l’estimation d’environ 50 000 disparus est attribuée aux Nations unies. Les recherches de survivants n’étaient pas officiellement closes vendredi 3 juillet, mais plusieurs témoignages de secouristes faisaient état d’opérations suspendues sur certains sites. Le suivi de la catastrophe dépend désormais à la fois de la consolidation du bilan, de l’identification des corps et de la poursuite de l’aide aux sinistrés.