L’actrice allemande Collien Fernandes accuse son ex-mari d’avoir diffusé pendant plusieurs années de faux contenus pornographiques la mettant en scène. Elle a pris la parole publiquement le 13 avril pour dénoncer ces images et vidéos truquées, diffusées en ligne sans son consentement. L’affaire se déroule en Allemagne.
Les contenus évoqués relèvent de la technique des deepfakes, qui permet de superposer le visage d’une personne sur des images ou séquences fabriquées. Collien Fernandes présente cette affaire comme une plainte liée à une diffusion prolongée de faux contenus sexuels. Ses déclarations visent directement son ancien conjoint, également acteur.
« Cette affaire réunit deux dimensions rarement exposées ensemble : l’usage intime des deepfakes et leur diffusion répétée dans un cadre conjugal ancien. Le fait retenu ici tient à l’emploi d’une technologie de falsification sexuelle au cœur d’un conflit personnel identifié. »
Les suites dépendent désormais des démarches engagées par l’actrice et du traitement judiciaire éventuel de ses accusations. L’affaire peut aussi relancer en Allemagne les débats sur l’encadrement des deepfakes sexuels et sur les voies de recours pour les personnes visées.