Au Québec, une mobilisation venue du réseau scolaire demande au gouvernement d’interdire la vente de boissons énergisantes aux jeunes. Cette demande a émergé après le décès de Zachary Miron, un adolescent ayant mélangé une boisson énergisante et un médicament pour le TDAH. Des directions d’école, des syndicats et des parents se sont regroupés autour de cette revendication.
La Fédération des établissements d’enseignement privés indique avoir réuni l’appui d’une vingtaine d’organisations. La demande formulée vise au minimum une interdiction pour les moins de 16 ans, tandis que d’autres prises de position évoquent les mineurs de manière plus large. Le sujet dépasse désormais le cadre d’un établissement ou d’un drame isolé et prend la forme d’une pression organisée adressée au gouvernement québécois.
« La singularité de cette séquence tient à l’ampleur de la coalition : le réseau scolaire parle ici d’une seule voix sur un produit encore vendu librement aux jeunes. »
La suite dépend désormais d’une réponse politique claire sur l’âge visé et sur le périmètre exact d’une éventuelle interdiction. À ce stade, la mobilisation est lancée, les appuis sont publics, mais aucune mesure gouvernementale n’a encore été annoncée.