Un car scolaire a été percuté par un train à un passage à niveau à Buggenhout, dans le nord de la Belgique, mardi 26 mai vers 8 h 08. L’accident a causé la mort de quatre personnes : deux enfants âgés de 12 et 15 ans, le conducteur du minibus et une accompagnatrice. Cinq autres écoliers, également à bord, ont été hospitalisés dans un état critique mais stable, selon les autorités belges.
Un choc qualifié d’« excessivement violent » par les secours
Le train, qui circulait à environ 120 km/h, s’apprêtait à ralentir à l’approche d’une gare située à un kilomètre du lieu de la collision. Le conducteur a actionné le frein d’urgence, sans parvenir à éviter l’impact. Le minibus a été projeté à une quinzaine de mètres contre un pylône métallique, selon Frédéric Sacré, porte-parole d’Infrabel, le gestionnaire du réseau ferré belge.
« Le choc a été excessivement violent », a-t-il déclaré, qualifiant le bilan de « dramatique ». Aucun passager du train n’a été blessé.
Les barrières du passage à niveau étaient baissées
Selon Infrabel, les barrières du passage à niveau étaient fermées et les feux rouges clignotaient au moment de l’accident. « Les caméras techniques confirment que la barrière était abaissée », a précisé Frédéric Sacré. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes du franchissement du passage à niveau par le minibus.
Les sept écoliers transportés appartenaient à un établissement spécialisé accueillant des enfants avec des troubles du comportement et du spectre de l’autisme, a indiqué Lisa De Wilde, porte-parole du parquet de Flandre orientale.
« Le même accident est décrit comme un franchissement de passage à niveau et comme une collision avec un train en phase de freinage. »
Réactions des autorités et des secours
Le Premier ministre belge, Bart De Wever, s’est dit « profondément bouleversé » par l’accident. « Mes pensées vont aux familles touchées », a-t-il écrit sur le réseau social X. Le ministre de l’Intérieur, Bernard Quintin, a salué « l’intervention rapide des services de secours » et exprimé sa solidarité avec les victimes et leurs proches.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a également réagi : « J’ai le cœur brisé. Mes plus sincères condoléances vont aux familles des victimes et à leurs proches. Aujourd’hui, l’Europe pleure avec la Belgique. »
Prochaines étapes de l’enquête
Les investigations visent à établir les raisons pour lesquelles le minibus a franchi le passage à niveau malgré les barrières fermées. Les autorités examinent notamment le profil du conducteur, sans que des éléments sur son état au moment de l’accident n’aient été communiqués. Les témoignages des survivants et les enregistrements des caméras techniques seront analysés pour reconstituer la séquence des événements.
Le bilan reste attaché aux déclarations des autorités à ce stade. Aucune confirmation indépendante n’a encore été publiée sur les circonstances précises de l’accident ou sur l’état des blessés. Les prochains jours devraient permettre d’affiner les informations disponibles, notamment sur les causes du franchissement du passage à niveau.