Une étude de biosurveillance financée par Glencore Canada, propriétaire de la fonderie Horne à Rouyn-Noranda, conclut que l’exposition à l’arsenic des habitants provient davantage de leur alimentation que des émissions industrielles. Menée par la firme ontarienne Intrinsik Corp, l’analyse porte sur des prélèvements urinaires réalisés auprès de résidents de la région.
Les résultats indiquent que les niveaux d’arsenic mesurés sont « comparables ou inférieurs » à ceux observés dans le reste du Canada. L’étude précise que la consommation de riz et de fruits de mer constitue le principal facteur d’exposition, devant les rejets atmosphériques de la fonderie. Aucune recommandation sanitaire spécifique n’a été émise à ce stade par les autorités québécoises.
« Le rapport inverse la hiérarchie des sources d’exposition en isolant un facteur alimentaire précis, alors que le débat public portait jusqu’ici sur les émissions industrielles. »