La Coupe du monde 2026, première édition à 48 équipes, a officiellement démarré jeudi 11 juin au stade Azteca de Mexico. Le match d’ouverture a opposé le Mexique à l’Afrique du Sud, devant plus de 80 000 spectateurs. Les Mexicains ont remporté cette rencontre sur le score de 2-0, avec des buts de Julián Quiñones et Raúl Jiménez. Ce dernier, auteur du second but, a marqué six ans après un grave accident qui avait failli lui coûter la vie.
Une cérémonie d’ouverture sous tension
La cérémonie d’ouverture a été marquée par la performance de la star colombienne Shakira, qui a interprété un titre spécialement créé pour l’occasion, « Dai Dai », en duo avec le chanteur nigérian Burna Boy. Cependant, des heurts ont éclaté en marge de l’événement entre des manifestants et les forces de l’ordre. Des groupes d’instituteurs et de familles de disparus ont profité de l’attention médiatique pour exprimer leur colère contre le gouvernement mexicain.
« La même soirée mêle célébration sportive et revendications sociales, deux réalités distinctes mais simultanées. »
La Corée du Sud renverse la République tchèque
Dans la nuit de jeudi à vendredi, la Corée du Sud a créé la surprise en s’imposant face à la République tchèque (2-1) au stade Akron de Guadalajara. Menés à la mi-temps, les Sud-Coréens ont renversé la situation grâce à des buts de Hwang In-beom et Oh Hyeon-gyu, ce dernier évoluant habituellement en Belgique. Ce match a également été marqué par l’introduction des « pauses fraîcheur », une innovation destinée à protéger les joueurs des températures élevées, mais qui a suscité des critiques en raison des coupures publicitaires prolongées.
Le Canada et les États-Unis entrent en lice
Vendredi 12 juin, les deux autres pays hôtes ont fait leur entrée dans la compétition. Le Canada a affronté la Bosnie-Herzégovine à Toronto dans le cadre d’une cérémonie d’ouverture mettant en vedette la chanteuse Alanis Morissette. Les Canadiens, privés de leur star Alphonso Davies, ont arraché le match nul (1-1) grâce à un but de Cyle Larin en fin de rencontre. Ce résultat met fin à une série de six défaites en Coupe du monde pour le Canada.
« C’est un point précieux pour nous, même si nous aurions aimé commencer par une victoire », a déclaré le sélectionneur Jesse Marsch après le match.
Dans la nuit de vendredi à samedi, les États-Unis ont battu le Paraguay (4-1) au SoFi Stadium de Los Angeles. L’attaquant Folarin Balogun, auteur d’un doublé, a été l’homme du match. Cette rencontre a été précédée d’un spectacle musical avec la participation de Katy Perry et du rappeur Future. Le président américain Donald Trump, bien que n’ayant pas assisté au match, a téléphoné à l’équipe pour lui exprimer son soutien.
Des enjeux logistiques et sécuritaires
L’organisation de cette Coupe du monde, répartie sur trois pays et 16 villes hôtes, pose des défis logistiques importants. Plusieurs incidents ont déjà émaillé le début du tournoi, notamment le refus d’entrée sur le territoire canadien pour le milieu de terrain ghanéen Thomas Partey, accusé de viols au Royaume-Uni. Le président de la Fédération palestinienne de football, Jibril Rajoub, s’est également vu refuser un visa pour les États-Unis et le Canada.
Par ailleurs, des hackers liés à l’Iran ont menacé la compétition, affirmant avoir piraté des drones du FBI. « Mieux vaut renforcer la sécurité de votre Coupe du monde », ont-ils déclaré, sans que la véracité de ces affirmations n’ait été confirmée.
Un tournoi sous le signe des innovations et des défis
Cette Coupe du monde 2026 est la première à intégrer 48 équipes, avec un format élargi à 104 matchs. Parmi les innovations introduites figurent les « pauses fraîcheur », destinées à protéger les joueurs des températures élevées, ainsi qu’une VAR renforcée. Cependant, ces nouveautés suscitent déjà des débats, notamment en raison des interruptions prolongées pour les publicités.
Les prochaines étapes du tournoi verront l’entrée en lice des favoris, dont la France, l’Espagne, l’Argentine et le Brésil. Les Bleus, vice-champions du monde en titre, débuteront leur campagne lundi 16 juin face au Sénégal à Los Angeles. Leur préparation a été marquée par des entraînements sous une chaleur intense, avec des températures dépassant les 30 degrés à Boston, où ils sont installés.
Le bilan carbone de cette édition, estimé à 7,8 millions de tonnes de CO2, en fait la Coupe du monde la plus polluante de l’histoire. Les organisateurs ont tenté de limiter l’impact environnemental, mais les déplacements massifs entre les trois pays hôtes et l’utilisation intensive des infrastructures sportives pèsent lourdement sur ce bilan.
Les prochains jours permettront de voir si les pays hôtes confirmeront leurs bonnes performances initiales et si les favoris répondront aux attentes. Les tensions géopolitiques et les défis logistiques resteront des éléments à surveiller tout au long de la compétition.