Les obsèques de Bernadette Chirac, veuve de l’ancien président Jacques Chirac, ont été célébrées vendredi 12 juin en la basilique Sainte-Clotilde, dans le 7e arrondissement de Paris. La cérémonie a rassemblé des personnalités politiques, des figures du monde culturel et des anonymes, avant une inhumation dans le caveau familial au cimetière du Montparnasse, où reposent déjà son époux et leur fille aînée, Laurence. Un hommage supplémentaire est prévu dimanche en Corrèze, département où elle a exercé un mandat de conseillère générale pendant 36 ans.
Une cérémonie en présence de figures politiques et culturelles
La basilique Sainte-Clotilde, choisie pour son lien symbolique avec le couple Chirac – qui s’y était marié en 1956 –, a accueilli plusieurs centaines de personnes. Parmi les personnalités présentes figuraient l’épouse du président de la République, Brigitte Macron, qui a succédé à Bernadette Chirac à la présidence de la Fondation des Hôpitaux, ainsi que les anciens présidents Nicolas Sarkozy et François Hollande. Des membres du gouvernement, dont la ministre des Armées Catherine Vautrin, et des élus locaux, comme l’ancien Premier ministre Édouard Philippe, ont également assisté à la cérémonie.
Le monde du spectacle était représenté par des proches de la famille, notamment la chanteuse Line Renaud, qui avait accompagné Bernadette Chirac dans ses derniers jours, et les comédiennes Muriel Robin et Michèle Laroque. « Merci à Line qui a permis à Bernie de vivre ses derniers jours dans un petit paradis d’amour, de fleurs et de chant des oiseaux », a déclaré Claude Chirac, fille de Bernadette et Jacques Chirac, lors de son intervention.
« La même cérémonie est décrite à la fois comme un hommage national et comme un moment familial, avec des prises de parole centrées sur son engagement public et son rôle personnel. »
Un hommage marqué par les prises de parole de la famille
Seul son petit-fils, Martin Rey-Chirac, a pris la parole pendant l’office religieux. Âgé de 30 ans, il a salué « l’énergie inépuisable » de sa grand-mère et son engagement en faveur des plus fragiles, notamment à travers l’opération Pièces jaunes, qu’elle a portée pendant près de trente ans. « La mission qui l’habitait n’a jamais varié : se tenir auprès des plus fragiles, rendre l’hôpital plus humain pour les enfants et la vieillesse moins solitaire pour nos aînés », a-t-il souligné.
Des anonymes étaient également présents, certains ayant fait le déplacement depuis la Corrèze. Laurence, une retraitée, a évoqué une « personne intelligente, brillante, avec une forte personnalité et un sens politique extrêmement aigu ». Romain, un jeune homme d’une vingtaine d’années, a décrit Bernadette Chirac comme « une femme d’action, une femme de caractère ».
Un lieu chargé de symboles et un parcours politique unique
La basilique Sainte-Clotilde revêtait une importance particulière pour Bernadette Chirac. C’est dans la chapelle attenante qu’elle avait épousé Jacques Chirac en 1956, et où avaient été célébrées les obsèques de leur fille Laurence en 2016. Une partie de la basilique, qui compte 650 places, a été ouverte au public, et le parvis a été sonorisé pour permettre aux personnes présentes à l’extérieur de suivre la messe.
Bernadette Chirac, née Chodron de Courcel, a marqué l’histoire politique française en étant la seule Première dame à avoir exercé un mandat électif en son nom propre. Élue conseillère générale de Corrèze en 1979, elle a occupé ce poste sans interruption jusqu’en 2015. Un hommage lui sera rendu dimanche dans ce département, avec une cérémonie religieuse à 10 heures dans la ville de Corrèze, suivie d’un « moment amical et de souvenir » à 14 heures au domaine de Sédières, ouvert à tous les Corréziens.
Un hommage qui marque la fin d’une époque politique et familiale
La cérémonie de vendredi a marqué la fin d’un cycle pour une figure qui a traversé plusieurs décennies de la vie politique française. Bernadette Chirac, décédée le 5 juin, était la dernière représentante d’une génération de Premières dames ayant joué un rôle public actif, notamment à travers des engagements caritatifs et locaux. Son parcours, à la fois politique et personnel, a été rappelé par les intervenants, qui ont souligné son influence discrète mais déterminante aux côtés de Jacques Chirac.
L’inhumation au cimetière du Montparnasse, dans l’intimité familiale, a clos la séquence parisienne des hommages. La cérémonie prévue dimanche en Corrèze permettra de mettre en avant son ancrage territorial, où elle a marqué plusieurs générations d’élus et d’habitants. Les prochains jours devraient préciser les modalités de cet hommage local, annoncé comme ouvert à tous les Corréziens.