Le quart de finale entre la France et le Maroc s’est joué jeudi 9 juillet à 22 heures, heure française, à Foxborough, près de Boston, pour une place dans le dernier carré du Mondial 2026. Les deux sélections se retrouvaient quatre ans après la demi-finale remportée 2-0 par les Bleus au Qatar. La France arrivait avec cinq victoires en cinq matches, tandis que le Maroc abordait ce rendez-vous après avoir éliminé les Pays-Bas puis battu le Canada.
Un remake de 2022 avec un Maroc présenté comme plus armé
Le précédent entre les deux équipes a occupé une place centrale dans l’avant-match. Le 14 décembre 2022, la France avait battu le Maroc 2-0 en demi-finale grâce à des buts de Théo Hernandez et Randal Kolo Muani. Plusieurs articles ont rappelé que les Marocains n’avaient battu la France qu’une seule fois, lors d’un tournoi amical en mai 1998.
Cette fois, les Lions de l’Atlas étaient décrits comme une équipe installée parmi les sélections majeures du tournoi. Plusieurs articles ont mis en avant leur parcours récent, leur présence dans le top 8 mondial pour la deuxième Coupe du monde de suite et la qualité de joueurs comme Achraf Hakimi, Brahim Diaz, Azzedine Ounahi ou Neil El Aynaoui. Côté français, l’attaque portée par Kylian Mbappé, Michael Olise et Ousmane Dembélé restait l’un des principaux points d’appui après un huitième de finale plus fermé contre le Paraguay.
« Le souvenir de 2022 sert de repère, mais le quart de finale de 2026 repose sur des effectifs, des formes et des absences différents. »
Des compositions surveillées et plusieurs points d’attention avant le coup d’envoi
Les deux équipes ont abordé ce quart de finale avec des incertitudes d’effectif. Côté marocain, Ismael Saibari, meilleur buteur de la sélection dans ce Mondial avec trois réalisations, a été annoncé forfait. En revanche, plusieurs articles ont indiqué que Chadi Riad pouvait postuler. Côté français, Aurélien Tchouaméni restait très incertain après une blessure aux adducteurs, même s’il a repris l’entraînement collectif mercredi.
La situation disciplinaire de Michael Olise a aussi été confirmée avant la rencontre. Son carton jaune reçu contre le Paraguay a été maintenu par la Fifa. En cas de nouvel avertissement contre le Maroc, il aurait été suspendu pour une éventuelle demi-finale.
Didier Deschamps a insisté sur le niveau de l’adversaire et sur l’efficacité attendue de son équipe. « Le Maroc n’est pas là par hasard », a déclaré le sélectionneur des Bleus, en ajoutant qu’il fallait « être le plus efficace possible ».
Le sélectionneur marocain Mohamed Ouahbi a lui aussi placé le match sur le terrain de l’intensité sportive. « On peut faire mal à n’importe quelle équipe », a-t-il déclaré avant la rencontre.
Arbitrage et sécurité ont accompagné l’avant-match
La désignation de l’Argentin Facundo Tello comme arbitre principal a été largement commentée. La Fifa a aussi désigné des assistants argentins, une configuration présentée comme inédite à ce niveau de la compétition. Interrogé sur ce choix, Didier Deschamps a appelé à ne pas alimenter la polémique autour de l’arbitrage.
En France, les autorités ont parallèlement renforcé les dispositifs de sécurité autour de la rencontre. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a demandé « un renforcement des dispositifs de sécurisation » pour les prochains matches, en évoquant des horaires favorisant des rassemblements festifs d’ampleur. Des arrêtés préfectoraux ont aussi été pris dans plusieurs départements pour encadrer la consommation d’alcool sur la voie publique, l’usage de pétards ou de mortiers, et l’organisation des retransmissions publiques.
À Paris, des quartiers ont été piétonnisés, des terrasses autorisées à rester ouvertes jusqu’à 2 heures du matin et certaines stations de métro annoncées fermées ou perturbées. D’autres villes ont prévu des écrans géants, tandis que plusieurs préfectures et municipalités ont annoncé des renforts policiers spécifiques pour la soirée.
Un quart de finale à la fois sportif et très encadré
Au moment du coup d’envoi, les éléments établis portaient sur le cadre du match, les principaux rapports de force sportifs et les mesures prises autour de la rencontre. La France visait une troisième demi-finale mondiale consécutive, tandis que le Maroc cherchait à retrouver le dernier carré après son parcours de 2022.
Les déclarations des sélectionneurs, les compositions probables, le forfait de Saibari, l’incertitude autour de Tchouaméni et le maintien du carton jaune d’Olise faisaient partie des données confirmées avant la rencontre. En revanche, l’impact réel de ces absences ou de ces choix ne pouvait être mesuré qu’au fil du match.
Le quart de finale devait donc se jouer sur deux plans distincts : le résultat sportif sur le terrain, et un encadrement sécuritaire renforcé autour des rassemblements attendus en France. Le score, les faits de jeu et l’identité du demi-finaliste devaient ensuite fixer la portée réelle de cette nouvelle confrontation entre les deux sélections.