Météo-France a maintenu dimanche 12 juillet 37 départements en vigilance rouge canicule, tandis que 46 départements étaient en orange. L’institut a décrit « un épisode caniculaire durable, intense et étendu », avec des maximales souvent comprises entre 38 °C et 41 °C. D’après une information de presse à partir des données de l’Insee, environ 26 millions de personnes étaient concernées par le niveau d’alerte maximal.
Des températures très élevées et des records locaux dans l’ouest
La journée de dimanche a correspondu au pic de chaleur dans une large partie du pays. Selon Météo-France, seules les côtes de la Manche, les Hauts-de-France et une partie du Grand Est restaient sous les 35 °C. L’institut a aussi relevé des nuits très chaudes, avec 26 °C à Bordeaux à 5 heures, 25 °C à Angoulême, Lorient, Rennes et Le Mans, 24 °C à Toulouse, Nantes et Tours, et 23 °C à Paris.
Des records mensuels ont été signalés localement, notamment dans l’ouest. Une information de presse a fait état de 42,3 °C dans l’intérieur des Landes et de 41,8 °C à Saintes, en Charente-Maritime. Pour lundi 13 juillet, Météo-France a annoncé un début de baisse par la façade atlantique, tout en maintenant une chaleur caniculaire sur une grande partie du territoire.
« Le pic de chaleur de dimanche et le maintien de la vigilance rouge lundi relèvent du même épisode, mais pas du même niveau d’intensité locale. »
Des infrastructures sous tension dans les transports, l’eau et l’électricité
La chaleur a aussi affecté plusieurs infrastructures. En Seine-et-Marne, deux feux au sud-est de Melun ont conduit à couper la circulation sur les autoroutes A5 et A6, ainsi que sur la ligne à grande vitesse Paris-Lyon. SNCF Réseau a indiqué que de nombreux trains avaient dû être détournés, provoquant des retards de plusieurs heures au départ ou à l’arrivée de la gare de Lyon.
EDF a indiqué que trois réacteurs nucléaires étaient à l’arrêt dimanche, à Golfech, au Bugey et à Chooz, tandis que huit autres fonctionnaient à puissance réduite selon une information de presse. L’exploitant a expliqué que ces adaptations visaient à limiter les effets des rejets d’eau chaude sur les écosystèmes aquatiques. Dans le même temps, la consommation d’eau a fortement augmenté : une information de presse fait état d’une hausse de 10 % à 50 % en juin par rapport à la même période de 2025, avec des réseaux d’approvisionnement sollicités au maximum.
Incendies, annulations et adaptations dans plusieurs secteurs
Les fortes chaleurs se sont accompagnées d’un risque élevé d’incendies sur l’ensemble du territoire. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a indiqué que « déjà 17 000 hectares » avaient brûlé dans les forêts françaises et a ajouté : « quand on aura consolidé le bilan des feux en cours, on pense qu’on sera à 25 000 hectares brûlés ».
Plusieurs activités ont été adaptées. La 9e étape du Tour de France, entre Malemort et Ussel, a été raccourcie de 30 kilomètres en Corrèze, pour être ramenée à 155,5 kilomètres. À Paris, la tour Eiffel a fermé à 16 heures samedi et dimanche, le Louvre à 16 heures jusqu’à lundi inclus, et le musée d’Orsay à 17 heures jusqu’à mercredi. De nombreuses communes ont aussi annulé ou reporté des feux d’artifice et des bals prévus pour le 14 juillet.
Une baisse annoncée à l’ouest, une chaleur encore durable ailleurs
Dimanche soir, Météo-France a indiqué que les 37 départements classés en rouge le resteraient lundi, avant une baisse du niveau d’alerte pour onze d’entre eux à partir de 22 heures. La Haute-Loire devait au contraire passer du jaune à l’orange lundi à midi. L’institut annonçait des températures « généralement en baisse », mais encore élevées sur une grande partie du pays.