Le bureau de Lindsey Graham a annoncé que le sénateur américain était mort dans la soirée du samedi 11 juillet, à l’âge de 71 ans, des suites d’une « maladie brève et soudaine ». Élu républicain de Caroline du Sud, il siégeait au Sénat depuis 2002 après avoir été élu à la Chambre des représentants en 1994. Il était candidat à un nouveau mandat lors des élections de novembre.
Un élu républicain installé depuis plus de vingt ans au Sénat
Lindsey Graham occupait une place importante au sein du Parti républicain, notamment sur les questions de politique étrangère et de défense. Plusieurs articles le présentent comme un partisan d’un interventionnisme militaire américain, engagé de longue date sur les dossiers de sécurité nationale. Il avait récemment présidé la commission du budget du Sénat.
Son parcours politique a aussi été marqué par son évolution vis-à-vis de Donald Trump. Candidat à l’investiture républicaine en 2016, il avait d’abord critiqué l’actuel président américain avant de devenir l’un de ses alliés les plus proches. Après l’annonce de sa mort, Donald Trump a écrit sur Truth Social : « Le sénateur Lindsey Graham, l’une des personnes et des sénateurs les plus grands que j’aie jamais connus, est mort ! », le qualifiant aussi de « véritable patriote américain ».
« L’annonce du décès porte à la fois sur une disparition personnelle et sur la vacance d’une figure influente de la politique étrangère républicaine. »
Des positions suivies de près sur l’Ukraine, Israël et l’Iran
Lindsey Graham était identifié comme un soutien appuyé d’Israël et de l’Ukraine. Plusieurs articles rappellent qu’il avait défendu la guerre en Irak, soutenu une présence américaine durable en Afghanistan et plaidé ces dernières années pour un appui renforcé à Kiev face à l’invasion russe. Il défendait aussi une ligne dure à l’égard de l’Iran.
La veille de sa mort, il s’était rendu à Kiev et avait rencontré le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Celui-ci a déclaré que Lindsey Graham « s’est rendu dix fois en Ukraine depuis le début de l’invasion russe à grande échelle et il était aux côtés de notre peuple lorsque c’était le plus nécessaire », ajoutant que « l’Amérique et le monde ont perdu un dirigeant déterminé ».
En Israël, le premier ministre Benjamin Netanyahu a également réagi. « Israël a perdu l’un de ses plus grands amis », a-t-il déclaré, en ajoutant que Lindsey Graham considérait, selon lui, que « la sécurité d’Israël et celle de l’Amérique sont indissociables ».
Des hommages immédiats après l’annonce de son décès
Aux États-Unis, en Israël et en Ukraine, les réactions ont suivi rapidement l’annonce faite par son équipe. Le gouverneur de Caroline du Sud, Henry McMaster, l’a qualifié d’« irremplaçable ». Le président israélien Isaac Herzog a salué un responsable engagé dans le partenariat entre les États-Unis et Israël.
Le fait établi est le décès annoncé par son bureau, avec la formulation d’une « maladie brève et soudaine ». Les réactions publiques portent sur son rôle politique, ses positions internationales et sa proximité avec Donald Trump. Les articles disponibles rappellent aussi qu’il était encore engagé dans la vie politique américaine et qu’il devait se représenter en novembre.