L’incendie parti près de Los Gallardos, dans la province d’Almería, a continué d’occuper les autorités espagnoles samedi 11 et dimanche 12 juillet. Le feu, qui a parcouru 6 600 hectares selon les autorités, a fait au moins 12 morts et provoqué l’évacuation de centaines à environ 1 500 personnes selon les moments et les zones concernées. Plusieurs centaines de pompiers et de militaires ont été mobilisés, avec l’appui de moyens aériens.
Un feu d’abord très rapide, puis annoncé comme stabilisé
Samedi 11 juillet, les secours andalous ont indiqué que l’évolution nocturne avait été favorable et qu’ils pouvaient envisager une future stabilisation. Antonio Sanz, responsable régional des services de secours d’Andalousie, a expliqué que les équipes pouvaient pour la première fois intervenir « en attaque sur l’incendie » après avoir surtout travaillé en défense face à la progression initiale du feu.
Dimanche 12 juillet, le président de la région d’Andalousie, Juan Manuel Moreno, a annoncé que l’incendie était « stabilisé ». Plusieurs médias ont rapporté que le feu était aussi présenté comme « circonscrit et contenu » ou « contenu et sous contrôle ». Le retour des évacués a commencé, avec 600 à 1 000 personnes autorisées à regagner leur domicile selon les secteurs concernés.
« Le statut du feu a évolué d’une amélioration favorable à une stabilisation, tandis que les opérations humaines sont restées actives. »
Un bilan humain encore lié aux autopsies et aux identifications
Le bilan humain est resté fixé à 12 morts pendant l’essentiel du week-end dans les déclarations officielles reprises par la presse. Les autorités ont indiqué attendre les premières autopsies et l’identification des corps retrouvés pour préciser ce bilan. Selon le ministre de l’Intérieur Fernando Grande-Marlaska, les victimes sont de plusieurs nationalités.
Les autorités ont aussi appelé à la prudence sur le nombre de personnes recherchées. Antonio Sanz a déclaré que « nous devons faire preuve de prudence quand nous évoquons le fait qu’il y aurait 23 disparus, ce n’est pas le cas », en précisant qu’il s’agissait de personnes avec lesquelles leurs proches n’avaient pas réussi à entrer en contact et qui pouvaient aussi se trouver dans des centres d’hébergement.
Plusieurs articles ont fait état de sept déclarations officielles de disparition, tandis que d’autres ont continué à évoquer une vingtaine ou 23 personnes non localisées. Une ressortissante française figure parmi elles, a confirmé le Quai d’Orsay, qui a indiqué ne pas avoir de confirmation officielle de son décès.
Une gestion de crise désormais examinée en parallèle des secours
Au-delà de la lutte contre le feu, la gestion de l’alerte a été mise en cause par des habitants et des proches de victimes. Plusieurs témoignages rapportés dans la presse ont affirmé qu’aucune alerte générale n’avait été reçue. Les autorités andalouses ont justifié ce choix, selon des informations de presse, par la volonté d’éviter des mouvements de panique massifs.
Dans le même temps, les secours ont poursuivi les opérations de ratissage et d’identification. Pedro Sanchez doit se rendre sur place lundi 13 juillet. Une première hypothèse sur l’origine du sinistre a aussi circulé dans la presse, avec la mention d’un câble électrique abandonné ou d’une ligne électrique rompue, mais cet élément reste présenté comme une hypothèse dans les informations disponibles.
Au moment où le feu a été annoncé comme stabilisé, trois niveaux restaient distincts : l’état du sinistre, le bilan officiel des morts et la liste des personnes encore non localisées. Les autopsies, les identifications et les vérifications menées par la Guardia Civil doivent encore permettre de préciser si certaines personnes recherchées figurent parmi les victimes déjà recensées.