Le procureur général près la cour d’appel de Toulouse a confirmé dimanche 19 juillet que les ossements découverts jeudi 16 juillet à Mailhoc, dans le Tarn, sont bien ceux de Delphine Aussaguel, disparue en décembre 2020. Cette découverte est intervenue après des indications fournies par son mari, Cédric Jubillar, présenté dans plusieurs informations de presse comme étant passé aux aveux et ayant guidé les enquêteurs sur les lieux.
Une identification confirmée après les fouilles menées à Mailhoc
Les fouilles ont été menées dans un champ situé non loin de Cagnac-les-Mines, où Delphine Aussaguel avait été vue pour la dernière fois fin 2020. Les expertises ADN ont ensuite établi que les ossements retrouvés appartenaient bien à l’infirmière disparue.
Cette identification apporte un élément matériel central à une enquête ouverte depuis plus de cinq ans. Elle ne règle pas pour autant toutes les questions liées aux circonstances de la mort, plusieurs articles indiquant que l’état des restes retrouvés complique le travail des experts.
« L’identification des ossements fixe un fait matériel, mais elle ne détermine pas à elle seule les circonstances du décès. »
Des circonstances de la mort encore au centre de la procédure
Selon plusieurs informations de presse, seuls deux fémurs ont été retrouvés. Des éléments relayés dans la journée indiquent que ces restes ne permettent pas, à ce stade, d’établir les causes de la mort. La question de la sépulture et celle d’une reconstitution plus précise des faits restent également présentes dans les déclarations des proches et de leurs avocats.
« Nous espérions pouvoir offrir à Delphine une sépulture », a déclaré Mourad Battikh, avocat d’une partie de sa famille, en ajoutant que ses clients comprenaient désormais qu’ils devraient « se contenter de deux fémurs ».
Les avocats intervenant dans le dossier ont aussi fait état de positions différentes sur les conséquences judiciaires immédiates de cette découverte. « Nous avons les éléments suffisants pour le maintenir », ont indiqué des avocats cités par une information de presse à propos du procès prévu le 21 septembre, tandis que d’autres évoquent la possibilité d’un report.
Un procès prévu en septembre et un site désormais fermé au public
En parallèle du volet judiciaire, le maire de Mailhoc a pris un arrêté municipal pour interdire l’accès au terrain où les ossements ont été retrouvés. Plusieurs informations de presse font état d’un afflux de visiteurs sur place dans les heures ayant suivi la fin des fouilles, certains pénétrant sur la zone avec du matériel.
Au moment de la publication, l’identification ADN des ossements est confirmée par le parquet général, et leur découverte constitue un élément nouveau dans le dossier. En revanche, les causes de la mort ne sont pas établies dans les éléments disponibles, et les conséquences procédurales de ces développements sur l’audience prévue le 21 septembre restent discutées par les avocats. La suite judiciaire doit donc encore préciser à la fois le cadre du procès et la portée exacte des déclarations attribuées à Cédric Jubillar.