Le 4 juin, des membres de la mairie d’Annecy ont été accusés d’avoir acheté en masse des exemplaires de l’hebdomadaire L’Essor Savoyard, dont la une révélait des accusations de viol visant le premier adjoint au maire. Selon une information de presse et le journal, environ 1 000 numéros supplémentaires ont été écoulés ce jour-là, soit une hausse de 50 % par rapport aux ventes habituelles.
Les buralistes locaux ont décrit une « razzia » menée par des clients inhabituels, certains se présentant comme des employés du journal ou invoquant des prétextes variés. RSF affirme avoir identifié parmi eux Myriam Clerc, conseillère spéciale du maire Antoine Armand, sans qu’elle n’ait commenté ces allégations. La mairie a démenti toute consigne officielle, tandis que l’élu mis en cause, Anthony Granger, a été placé en retrait de ses fonctions.
« L’opération associe un geste concret – l’achat massif d’exemplaires – à un objectif précis : limiter la diffusion d’une information d’intérêt public. »
RSF et L’Essor Savoyard qualifient cette tentative d’« opération de censure grossière », une qualification contestée par la municipalité.