La région de Moscou a été visée dans la nuit du 19 au 20 juillet par plus de 400 drones ukrainiens, selon le maire de la capitale russe, Sergueï Sobianine, qui a affirmé que « la plupart » avaient été interceptés. Plusieurs autorités russes ont fait état de blessés et de dégâts matériels. Selon des informations de presse, l’attaque a notamment touché des sites logistiques, un dépôt de pétrole et un site industriel dans la région moscovite.
Une attaque de grande ampleur sur la région de Moscou
Sergueï Sobianine a indiqué que 85 drones avaient aussi été détruits à l’approche de Moscou. Plusieurs bilans de blessés ont circulé au fil de la journée. Des autorités locales russes ont évoqué au moins six blessés, tandis que d’autres informations de presse ont fait état de dix blessés, parmi lesquels trois ressortissants chinois.
Le parquet moscovite a indiqué que des dégâts avaient touché des immeubles d’habitation, un tronçon d’autoroute et des sites commerciaux. Selon des informations de presse, des centres logistiques ont également été visés, dont des installations liées au commerce en ligne, ainsi qu’un dépôt de carburant.
« Le nombre de drones et le bilan humain relèvent de deux niveaux distincts, tous deux présentés à partir de déclarations officielles russes. »
Des frappes présentées par Kiev comme une pression sur la Russie
Cette attaque est intervenue après plusieurs frappes russes sur l’Ukraine. Dans la nuit du samedi 18 au dimanche 19 juillet, Kiev a été touchée par ce que Volodymyr Zelensky a présenté comme l’une des plus importantes attaques de missiles balistiques depuis le début de la guerre. Selon les autorités ukrainiennes, une personne a été tuée et 16 autres blessées dans la capitale.
Volodymyr Zelensky a déclaré vouloir « augmenter la pression sur la seule cause de cette guerre – la Russie ». De son côté, l’armée de l’air ukrainienne a rapporté que la Russie avait attaqué l’Ukraine dans la nuit du 19 au 20 juillet avec deux missiles et 94 drones, dont 81 auraient été abattus par les forces ukrainiennes.
Au-delà de Moscou, l’armée ukrainienne a aussi affirmé avoir bombardé 19 infrastructures énergétiques, principalement en Crimée annexée, dans une opération présentée comme destinée à isoler la péninsule. Ces déclarations relèvent des autorités militaires ukrainiennes.
Des bilans encore attribués aux autorités des deux camps
Au moment de la publication, l’attaque de drones contre Moscou et sa région restait décrite à partir des déclarations des autorités russes et d’informations de presse sur les sites touchés. Le nombre de drones lancés, leur interception et le bilan des blessés ont été avancés par des responsables russes ou relayés par la presse.
Dans le même temps, les frappes russes sur l’Ukraine continuaient d’être documentées par les autorités ukrainiennes, qui ont aussi revendiqué d’autres opérations contre des infrastructures en Crimée annexée et dans des zones occupées. Les bilans humains et matériels de cette séquence restaient donc présentés de manière attribuée, selon les autorités de chaque camp.
La situation restait marquée par des frappes croisées à longue distance, avec des effets immédiats sur les infrastructures et les zones urbaines, tandis que l’ampleur exacte des dommages devait encore être précisée par les autorités concernées.