Lundi 20 juillet, l’armée américaine a annoncé avoir frappé l’Iran pour la neuvième nuit consécutive, dans une séquence de combats relancée depuis le 7 juillet. Des frappes ont notamment été rapportées à Bouchehr, dans le sud-ouest du pays, où se trouve la seule centrale nucléaire civile iranienne en fonctionnement. En réponse, l’Iran a affirmé avoir visé des cibles liées aux États-Unis au Koweït, en Jordanie, à Bahreïn et en Syrie, tout en revendiquant des actions contre des navires dans le détroit d’Ormuz.
Des frappes américaines étendues à plusieurs zones du territoire iranien
Le Commandement central des États-Unis a indiqué que les raids visaient des centres de commandement militaires, des systèmes de défense aérienne, des capacités maritimes, des sites de lancement de missiles et de drones, ainsi que des réseaux de communication. Selon une information de presse, ces frappes avaient pour objectif de réduire les capacités iraniennes utilisées contre le trafic maritime commercial dans le détroit d’Ormuz.
Des responsables iraniens et des médias d’État ont fait état de frappes dans plusieurs villes, dont Bouchehr, Tabriz, Ourmia et Chiraz. Selon des responsables locaux cités par des informations de presse, une personne est morte à Tabriz et plusieurs autres ont été blessées à Tabriz et Ourmia. Le président iranien Massoud Pezeshkian a déclaré que « la République islamique d’Iran fait face à une guerre totale » menée par les États-Unis.
« Les frappes sur Bouchehr relèvent d’un fait militaire établi, tandis que le risque nucléaire associé au site est traité séparément. »
Des ripostes iraniennes revendiquées dans plusieurs pays du Golfe
Les Gardiens de la révolution ont affirmé avoir frappé des installations militaires américaines au Koweït et à Bahreïn, ainsi qu’un centre de commandement à Al-Tanf, en Syrie. Ils ont aussi revendiqué des tirs contre des avions américains à Aqaba, en Jordanie. L’armée jordanienne a indiqué lundi soir avoir abattu trois missiles iraniens après le déclenchement de sirènes d’alerte.
Au Koweït, l’armée a dit faire face à de nouvelles attaques de missiles et de drones iraniens. À Bahreïn, des sirènes et des explosions ont été entendues, tandis que les autorités ont fait état d’interceptions aériennes. Donald Trump a déclaré que « chaque fois que l’Iran tuera un soldat américain, il paiera ce meurtre plusieurs fois », après la mort récente de trois militaires américains en Jordanie et en Irak.
Le détroit d’Ormuz reste au centre de l’affrontement
L’Iran a également renforcé sa pression sur le détroit d’Ormuz. Les Gardiens de la révolution ont annoncé avoir arrêté deux pétroliers qui, selon eux, tentaient de franchir le détroit de façon non autorisée, après avoir déjà immobilisé quatre navires la veille. L’agence de sécurité maritime britannique UKMTO a signalé qu’un navire touché par un projectile était en feu au large d’Oman, et d’autres incidents ont été rapportés dans le Golfe.
Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a demandé à la communauté internationale de contribuer à « protéger le transport maritime » dans la zone. Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a affirmé de son côté que son pays était « déterminé à prendre les mesures nécessaires » pour assurer sa souveraineté dans cette voie maritime.
Une dixième nuit de frappes annoncée, avec des bilans encore attribués
Lundi soir, le Commandement central des États-Unis a annoncé une nouvelle série de frappes, ouvrant une dixième nuit consécutive de bombardements selon plusieurs informations de presse. Washington a présenté ces opérations comme une réponse à la mort récente de soldats américains et comme une action dirigée contre des capacités militaires iraniennes liées aux attaques en mer.
À ce stade, plusieurs éléments restent présentés sous forme de déclarations de camp ou de bilans officiels. Le dernier bilan officiel iranien publié vendredi faisait état de 50 morts et de plus de 500 blessés depuis la reprise des combats. Côté américain, trois soldats ont été tués ces derniers jours selon l’armée américaine. En parallèle, l’Iran a assuré que des échanges avec les États-Unis se poursuivaient par l’intermédiaire du Pakistan, du Qatar et d’Oman, alors même que les frappes et contre-frappes continuaient.