Deux séquences liées au front israélo-libanais et à la guerre à Gaza ont marqué la journée du mardi 21 juillet. À Gaza, le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme a dénoncé une « intensification » récente des frappes israéliennes, après avoir recensé au moins 57 Palestiniens tués entre le 13 et le 20 juillet. Dans le sud du Liban, l’armée libanaise a annoncé avoir commencé à se déployer dans des « zones pilotes », première étape de l’accord-cadre conclu en juin entre Beyrouth et Israël.
À Gaza, l’ONU a recensé au moins 57 morts en une semaine
Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme a indiqué que ces frappes avaient visé des immeubles d’habitation, au moins une tente abritant des déplacés internes et d’autres zones densément peuplées. Selon l’organisme, au moins 57 Palestiniens, dont six enfants et huit femmes, ont été tués entre le 13 et le 20 juillet.
L’ONU a aussi précisé que 34 de ces personnes avaient été tuées loin de la « ligne jaune » imposée par Israël. Mardi 21 juillet, les secours et des témoins ont par ailleurs fait état de 12 morts dans des bombardements israéliens à Gaza-ville, dont six membres d’une même famille incluant des enfants. Selon des informations de presse, l’armée israélienne a dit avoir visé un « terroriste du Hamas ».
« Le bilan hebdomadaire de l’ONU et les morts recensés mardi relèvent de deux niveaux distincts d’observation sur la même séquence. »
Dans le sud du Liban, un déploiement test prévu par l’accord de juin
L’armée libanaise a annoncé avoir entamé son déploiement dans plusieurs « zones pilotes » du sud du pays. Cette première phase est prévue par l’accord-cadre signé en juin entre le Liban et Israël, sous l’égide des États-Unis, pour mettre fin à l’état de guerre entre les deux pays.
Selon des informations de presse, l’armée libanaise est entrée dans une localité du sud dont l’armée israélienne s’était retirée. Le président libanais Joseph Aoun, reçu le même jour à la Maison Blanche par Donald Trump, s’est trouvé engagé dans cette première mise en œuvre alors que Washington fait pression sur Beyrouth pour désarmer le Hezbollah. Donald Trump a déclaré vouloir « beaucoup aider » le Liban.
Cette phase reste toutefois exposée à des incidents sur le terrain. L’armée libanaise a indiqué, selon une information de presse, que des forces israéliennes avaient ouvert le feu à proximité de soldats libanais déployés dans le sud du Liban, et a averti que cet incident pouvait entraver le déploiement pilote.
Une mise en œuvre encore partielle sur deux terrains distincts
À Gaza, les faits établis mardi portent à la fois sur le bilan hebdomadaire avancé par le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme et sur les 12 morts signalés dans la journée par les secours et des témoins. La qualification des cibles visées reste, elle, présentée selon les déclarations des acteurs concernés.
Dans le sud du Liban, le déploiement de l’armée libanaise a bien commencé dans les « zones pilotes » prévues par l’accord de juin. Cette étape constitue une première application du texte, mais sa poursuite reste liée aux conditions de sécurité sur le terrain et au cadre plus large de l’accord entre Beyrouth et Israël. Les prochains développements porteront sur l’extension effective de ce déploiement et sur la capacité des parties à maintenir cette première phase.