Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, a annoncé mardi 21 juillet qu’elle présenterait sa démission d’ici au conseil des ministres de mercredi. Cette décision est intervenue après l’adoption de la loi d’urgence agricole, un texte auquel elle s’était opposée, en particulier sur son volet pesticides.
Un départ annoncé après l’adoption définitive du texte
Selon son entourage, la ministre devait remettre sa démission après le vote définitif de la loi d’urgence agricole. Plusieurs informations de presse ont indiqué qu’elle avait été reçue à la mi-journée à Matignon par le premier ministre Sébastien Lecornu, avant que son départ soit annoncé dans l’après-midi.
Le texte adopté prévoit notamment de réintroduire, à titre dérogatoire et sous condition, deux pesticides interdits en France. L’acétamipride a été au centre du désaccord. Monique Barbut s’était opposée à cette mesure et avait fait de ce point une limite politique dans les échanges gouvernementaux rapportés par plusieurs informations de presse.
« Le vote du texte et l’annonce du départ relèvent de deux faits liés, mais distincts dans leur calendrier politique. »
Le volet pesticides au cœur du désaccord
La loi d’urgence agricole traite plusieurs sujets, dont la souveraineté alimentaire, l’eau, l’élevage et les pesticides. Dans la séquence qui a conduit à la démission annoncée de la ministre, c’est la possibilité donnée à l’Agence de sécurité sanitaire d’autoriser à nouveau, sous dérogation et sous condition, deux substances interdites en France qui a concentré les tensions.
« Dans ma tête je n’ai pas d’autre option », a déclaré Monique Barbut, selon une information de presse, au moment d’annoncer qu’elle remettrait sa démission d’ici mercredi. Son entourage a également indiqué qu’elle présenterait son départ au président de la République dans ce délai.
Un arbitrage gouvernemental rendu lundi avait maintenu cette disposition dans le texte. Le premier ministre n’a pas corrigé ce volet avant l’adoption définitive de la loi, malgré l’opposition exprimée par la ministre de la Transition écologique.
Une démission annoncée avant sa formalisation
Au moment de cette annonce, le départ de Monique Barbut avait été présenté comme imminent, mais sa démission devait encore être formalisée d’ici au conseil des ministres de mercredi. Le fait établi est l’annonce de ce départ par son entourage et sa confirmation dans plusieurs informations de presse.
Le désaccord politique porte sur une disposition précise de la loi agricole déjà adoptée. En revanche, la démission elle-même relevait encore, mardi soir, d’une présentation annoncée pour le lendemain. La prochaine étape identifiée était donc sa remise officielle au président de la République dans le cadre du conseil des ministres.