Météo-France a placé 16 départements en vigilance orange canicule à partir de mercredi 29 juillet à midi, puis 23 départements pour jeudi 30 juillet. Les plus fortes chaleurs ont d’abord concerné le Sud-Ouest, notamment la Gironde et les Landes, avant un décalage attendu vers le Centre-Est, le Sud-Est méditerranéen et la Corse. Selon les prévisions relayées mercredi, 69 autres départements devaient rester en vigilance jaune jeudi.
Un pic de chaleur dans le Sud-Ouest avant un basculement vers l’est
Mercredi, les températures ont dépassé localement les 40 °C dans le quart sud-ouest. Météo-France a indiqué qu’un « fort pic de chaleur » était attendu en Gironde et dans les Landes, avec jusqu’à 42 °C localement. Selon des informations de presse, 42,7 °C ont été relevés à Bélis, dans les Landes.
Pour jeudi, la situation devait évoluer rapidement sur la façade atlantique. La Gironde et les Landes devaient repasser en vigilance verte dès 6 heures, à la faveur d’un « net rafraîchissement ». Dans le même temps, sept départements supplémentaires du Sud-Est, des Alpes-Maritimes à la Corse, devaient entrer en vigilance orange, tandis que la chaleur devait persister sur une large partie est du pays.
« Le même épisode combine un pic bref dans le Sud-Ouest et une chaleur plus durable annoncée sur le Centre-Est. »
Des effets suivis de près dans les hôpitaux et les territoires exposés
Le retour des fortes chaleurs a relancé la préparation des établissements de santé. Selon des informations de presse, des hôpitaux se préparaient à cette quatrième vague de chaleur avec des climatiseurs, tout en signalant que les équipements promis par l’État n’avaient pas encore tous été livrés. Fin juin, le gouvernement avait annoncé la fourniture de 30 000 climatiseurs avant le 31 juillet.
Les fortes températures ont aussi pesé sur les territoires déjà confrontés à d’autres risques. En Gironde et dans les Landes, la chaleur s’est ajoutée aux incendies en cours. En Île-de-France, plusieurs préfectures ont mis en place des restrictions liées au risque élevé de feux de forêt. Dans plusieurs villes, des collectivités ont réactivé des dispositifs d’accès à des lieux frais, avec l’ouverture de parcs, de gymnases ou de piscines à tarif réduit.
Selon Santé publique France, un bond de la mortalité a été constaté après l’épisode de juin, avec 5 764 décès excédentaires enregistrés dans des données provisoires, « qu’on ne peut encore imputer avec certitude à la chaleur ».
Un épisode encore en cours avec une durée non arrêtée
Au moment de la publication, le quatrième épisode caniculaire de l’année était toujours en cours. Le basculement géographique des fortes chaleurs vers l’est était annoncé pour jeudi, avec une baisse nette attendue sur l’ouest. Météo-France prévoyait aussi l’arrivée d’orages en fin de semaine, potentiellement violents dans le Centre-Est vendredi.
Les niveaux de vigilance, les températures relevées et les mesures prises par les autorités constituent les éléments établis de la journée. En revanche, les effets sanitaires de cet épisode ne peuvent pas encore être mesurés, et les données citées sur la mortalité concernent l’épisode de juin avec un caractère provisoire. La durée exacte de cette nouvelle canicule n’était pas encore déterminée mercredi.