Les revenus horaires des livreurs de repas ont baissé en 2025 sur la majorité des plateformes. L’Autorité des relations sociales des plateformes d’emploi, chargée d’observer le dialogue social dans le secteur, a publié son bilan annuel. Elle relève un allongement du temps nécessaire à chaque course. Cette évolution intervient dans un secteur où les livreurs exercent souvent sous statut indépendant.
Quatre associations ont déposé une plainte pour traite d’êtres humains visant des plateformes de livraison. Cette qualification pénale porte sur l’exploitation de personnes. La plainte s’appuie sur des témoignages recueillis dans plusieurs villes françaises. Jonathan L’Utile Chevallier, coordinateur de projet à la Maison des livreurs à Bordeaux, affirme que ces témoignages documentent l’exploitation de travailleurs en situation de vulnérabilité. Les plateformes contestent ces accusations.
« Derrière une course livrée en quelques minutes, le sujet porte ici sur la rémunération réelle, le temps de travail et le statut de travailleurs soumis à des algorithmes privés. »
La plainte ouvre une séquence judiciaire encore à ses débuts. Les suites dépendront de l’examen des éléments transmis et de l’éventuelle qualification retenue par la justice. Le bilan de l’Autorité des relations sociales des plateformes apporte, de son côté, un cadre chiffré au débat sur les revenus du secteur.