Le Racing Club de Lens a remporté la première Coupe de France de son histoire en dominant l’OGC Nice (3-1) lors de la finale disputée le 22 mai 2026 au Stade de France. Ce succès, célébré par plus de 50 000 supporters lensois présents dans l’enceinte, s’inscrit dans une saison qualifiée d’« exceptionnelle » par les médias. Dans le même temps, des violences entre groupes de supporters, survenues la veille dans le 10e arrondissement de Paris, ont fait sept blessés, dont un grave, et conduit à 65 interpellations.
Une victoire historique pour le RC Lens
Les Sang et Or ont ouvert le score dès la 12e minute par l’intermédiaire de Florian Thauvin, avant d’alourdir leur avantage en seconde période grâce à des réalisations de Ruben Aguilar et Adrien Thomasson. Malgré un but niçois en fin de match, Lens a conservé son avantage pour s’imposer (3-1). Ce titre, le premier de l’histoire du club fondé en 1906, vient couronner une saison marquée par une deuxième place en Ligue 1 et une qualification pour la Ligue des champions.
« On a réussi à entrer dans l’histoire du club », a déclaré le capitaine Adrien Thomasson après le match. L’entraîneur Pierre Sage a salué « une saison magnifique » et le soutien des supporters, qualifiant la victoire de « cerise sur le gâteau ». Les joueurs ont été accueillis en héros à leur retour à Lens dans la nuit du 22 au 23 mai, avec plusieurs milliers de personnes rassemblées devant le stade Bollaert-Delélis.
« Le même trophée est présenté comme un accomplissement sportif pour Lens et comme une occasion manquée pour Nice. »
Des célébrations populaires dans les rues de Lens
Une parade officielle a été organisée le 23 mai dans les rues de Lens, rassemblant selon la préfecture environ 60 000 personnes. Les joueurs, transportés dans un bus à impériale aux couleurs du club, ont présenté le trophée à la foule depuis une scène installée devant l’hôtel de ville. Les supporters ont repris en chœur des chants traditionnels, comme *Les Corons*, et brandi des drapeaux sang et or.
« Ça fait 120 ans qu’on attend ça », a confié un supporter au micro de France 3. La patronne du bar emblématique *Chez Muriel*, lieu de rassemblement des fans, a indiqué n’avoir « pas dormi » de la nuit, évoquant une émotion partagée par toute la ville. Le maire de Lens, Sylvain Robert, a annoncé que le 22 mai deviendrait un jour férié local pour célébrer le titre, avant de préciser qu’il s’agissait d’une « plaisanterie » et qu’il n’en avait pas le pouvoir.
Violences entre supporters à Paris : 15 mises en examen
La veille de la finale, des affrontements ont éclaté entre groupes de supporters dans le 10e arrondissement de Paris, près du canal Saint-Martin. Selon le parquet de Paris, une centaine de supporters niçois, « cherchant visiblement à en découdre », ont provoqué une rixe avec des hooligans parisiens. Sept personnes ont été blessées, dont une grièvement, et 65 individus ont été placés en garde à vue.
Parmi les objets saisis sur place figuraient des gants coqués, des protège-dents et des cagoules aux couleurs de l’OGC Nice. Le 25 mai, quinze personnes ont été mises en examen pour « violences volontaires aggravées par l’usage d’une arme et la commission des faits en réunion ». Sept autres doivent comparaître en comparution immédiate, tandis que huit ont été placées sous contrôle judiciaire. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a évoqué un « affrontement entre groupes ultras », impliquant des Niçois « probablement renforcés » par des supporters de Nancy.
Un bilan contrasté entre fête et tensions
La victoire de Lens a été célébrée dans un climat de liesse populaire, sans incident majeur signalé lors des festivités dans la ville. Selon la préfecture du Pas-de-Calais, 56 personnes ont été prises en charge par les secours, principalement pour des malaises ou des blessures légères liées à une consommation excessive d’alcool. Aucune interpellation n’a été enregistrée pour des troubles à l’ordre public ou des dégradations.
Côté judiciaire, la procédure suit son cours après les violences parisiennes. Le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire pour « violences volontaires aggravées ». Les éléments recueillis, notamment des vidéos montrant des individus masqués s’en prenant à un bar, devront encore être examinés pour déterminer les responsabilités individuelles. Le pronostic vital du blessé grave reste engagé, selon les dernières informations disponibles.
Pour l’OGC Nice, la défaite en finale s’ajoute à une fin de saison compliquée, avec un maintien en Ligue 1 encore à jouer lors des barrages. Les joueurs niçois, qui avaient affiché une « belle prestation » selon leur entraîneur, devront se remobiliser rapidement pour éviter la relégation.