Un rapport de l’Organisation internationale du travail (OIT) publié en mai 2026 estime que 2,4 milliards de travailleurs dans le monde sont régulièrement exposés à des températures dangereuses pour leur santé. Ce chiffre, en hausse de 60 % depuis 2000, concerne principalement les secteurs de l’agriculture, du bâtiment et des travaux publics.
En France, le Code du travail impose depuis 2024 aux employeurs de mettre en place des mesures d’adaptation : pauses obligatoires, fourniture d’eau, aménagement des horaires ou arrêt des activités au-delà de 33°C. Pourtant, des enquêtes locales révèlent que certaines entreprises du BTP ou exploitations agricoles méconnaissent encore ces obligations, malgré des vagues de chaleur plus précoces et plus intenses.
« Ce seuil de 2,4 milliards combine exposition professionnelle et vulnérabilité climatique, un périmètre rarement croisé dans les statistiques sanitaires. »
L’OIT souligne que les pays à revenu intermédiaire, où les protections sociales sont moins développées, concentrent 70 % des travailleurs exposés.