La finale masculine de Roland-Garros 2026 opposera l’Allemand Alexander Zverev à l’Italien Flavio Cobolli, ce dernier ayant bénéficié du forfait de son compatriote Matteo Arnaldi en demi-finale. Zverev, troisième joueur mondial, s’est imposé face au Tchèque Jakub Mensik (7-5, 6-2, 3-6, 6-3) en 3 heures et 1 minute sur le court Philippe-Chatrier, vendredi 5 juin.
Zverev en quête d’un premier titre du Grand Chelem
Alexander Zverev, 29 ans, dispute sa deuxième finale à Roland-Garros après une défaite en 2024 contre Carlos Alcaraz. Il a également échoué en finale de l’US Open 2020 et de l’Open d’Australie 2025. Malgré 24 titres sur le circuit ATP, il n’a jamais remporté de tournoi du Grand Chelem. Son parcours à Paris en 2026 a été marqué par une domination constante, notamment face à des adversaires plus jeunes comme Rafael Jodar en quarts de finale.
« Aujourd’hui, c’était sans aucun doute le match le plus difficile de la quinzaine », a déclaré Zverev après sa victoire. « Même s’il y a eu des moments difficiles comme quand j’ai perdu le troisième set, j’ai l’impression d’avoir bien géré la situation. »
« Le score reflète le résultat sportif, mais la finale déterminera la portée de cette qualification. »
Arnaldi forfait pour raisons médicales, Cobolli qualifié sans jouer
La deuxième demi-finale, prévue entre les Italiens Matteo Arnaldi (104e mondial) et Flavio Cobolli (14e), n’a pas eu lieu. Arnaldi, qui souffrait d’un « virus » selon les organisateurs, a déclaré forfait quelques minutes avant le match. « La nuit dernière, j’ai commencé à me sentir mal. Je me sentais barbouillé au niveau de l’estomac, j’ai commencé à vomir et je n’arrivais pas du tout à dormir », a-t-il expliqué en conférence de presse.
« Je n’arrive pas à me déplacer, ni à manger ni à boire. C’était impossible pour moi d’arriver à disputer un match », a ajouté Arnaldi, qui a passé près de 20 heures sur les courts lors de ses cinq matchs précédents, un record en Grand Chelem. Flavio Cobolli, 24 ans, a réagi avec émotion à cette qualification inattendue : « Je ne m’y attendais pas du tout. Je suis très triste pour lui, mais en même temps très content de mes résultats cette semaine. »
Cobolli, qui affrontera Zverev en finale dimanche 7 juin, est assuré d’intégrer le top 10 mondial grâce à cette performance. Les deux joueurs se sont déjà affrontés à quatre reprises au cours des douze derniers mois, avec trois victoires pour Zverev et une pour Cobolli, sur terre battue à Munich en avril 2026.
Un tournoi marqué par les surprises et les forfaits
Cette édition de Roland-Garros a été marquée par l’élimination précoce de plusieurs favoris, dont le numéro un mondial Jannik Sinner et le double tenant du titre Carlos Alcaraz. Le forfait d’Arnaldi rappelle celui de Rafael Nadal en 2022 à Wimbledon, où l’Australien Nick Kyrgios avait bénéficié d’une qualification sans jouer pour sa première finale en Grand Chelem.
Jakub Mensik, 20 ans, a été la révélation du tournoi chez les hommes. Après un début de compétition difficile, marqué par des crampes, il a éliminé des joueurs comme Joao Fonseca pour atteindre les demi-finales. « Mensik a montré qu’il pouvait rivaliser avec les meilleurs, même s’il a finalement cédé face à Zverev », indique un bilan des organisateurs.
Une finale sous le signe de l’inédit
La finale de Roland-Garros 2026 s’annonce comme un affrontement inédit. Alexander Zverev, favori, tentera de remporter son premier titre du Grand Chelem, tandis que Flavio Cobolli, qualifié sans jouer, cherchera à créer la surprise. Les deux joueurs se connaissent bien, avec un bilan équilibré sur terre battue ces derniers mois.
Le forfait d’Arnaldi a également entraîné le remboursement intégral des spectateurs présents pour la demi-finale. La direction du tournoi a confirmé que cette mesure avait été appliquée immédiatement après l’annonce du forfait.
La finale dames, prévue samedi 6 juin, opposera la Russe Mirra Andreeva à la Polonaise Maja Chwalinska, issue des qualifications. Pour Zverev et Cobolli, le match de dimanche déterminera non seulement le vainqueur de Roland-Garros 2026, mais aussi la capacité de l’Allemand à briser sa malédiction en Grand Chelem.