Le ministère de l’Intérieur a demandé aux procureurs de réexaminer 70 000 plaintes pour viols et agressions sexuelles sur mineurs, dans le cadre d’un bilan national lancé après la mort de Lyhanna, 14 ans, en mai 2026. Cette instruction, transmise le 10 juin, fixe une échéance au 14 juillet pour identifier les dossiers en souffrance ou mal orientés.
Le volume représente environ 15 % des plaintes annuelles pour ces infractions en France. Les parquets doivent prioriser les affaires impliquant des mineurs en danger immédiat, mais aucun moyen supplémentaire n’a été annoncé pour traiter ce stock. Les syndicats de police soulignent un manque de personnels et de formations dédiées aux violences intrafamiliales.
« Ce réexamen porte sur un périmètre précis – les plaintes déjà enregistrées – mais sans garantie de moyens pour les instruire dans les délais. »
Une circulaire complémentaire doit préciser les critères de sélection des dossiers d’ici fin juin.