Une plateforme lancée par la réalisatrice Ève Simonet a enregistré plus de 5 300 témoignages en six jours, centrés sur des affaires de violences sexuelles dont les plaintes ont été classées sans suite. Le site, créé dans le sillage de l’affaire Lyhanna, vise à documenter les défaillances du traitement judiciaire de ces dossiers.
L’initiative intervient alors que la cour d’appel d’Orléans a recensé 1 887 procédures pour viols, agressions sexuelles et atteintes sur mineurs dans trois départements, à traiter en priorité d’ici mi-juillet. Les parquets concernés doivent désormais examiner les archives des commissariats pour identifier d’éventuels dossiers non instruits.
« Ce seuil de 5 300 témoignages en moins d’une semaine illustre l’ampleur d’un phénomène jusqu’ici dispersé entre les mains des institutions. »
La plateforme doit servir de base à une analyse plus large des dysfonctionnements signalés par les victimes et les associations.