Dans la nuit du 29 au 30 juin, la Russie a affirmé avoir abattu 419 drones ukrainiens au-dessus de 19 territoires, dont la région de Moscou, la Crimée annexée et la région de Krasnodar. Selon les autorités locales russes, un bébé de six mois est mort près de Moscou après la chute de débris. Dans le même temps, Kiev a poursuivi une campagne de frappes visant des infrastructures militaires, logistiques et liées aux hydrocarbures sur le territoire russe et dans les zones occupées.
Des frappes en profondeur contre les infrastructures russes
Les attaques ukrainiennes ont visé plusieurs cibles éloignées du front, notamment autour de Moscou, à Saint-Pétersbourg et à Oust-Louga, selon des informations de presse et des déclarations ukrainiennes. Une unité ukrainienne spécialisée dans les drones a affirmé avoir ouvert un « corridor » dans la défense aérienne russe, permettant de frapper plus en profondeur.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a aussi indiqué que des frappes de longue portée avaient touché un centre de communications par satellite dans la région de Moscou, présenté comme utilisé pour le renseignement et la coordination des troupes russes en Ukraine. D’autres frappes ont également visé des ponts et des infrastructures logistiques dans des territoires occupés, selon des déclarations ukrainiennes relayées par la presse.
« Les frappes en profondeur et les destructions d’infrastructures logistiques relèvent du même mouvement, mais ne portent pas sur les mêmes cibles militaires. »
La question du carburant est devenue visible en Russie
Vladimir Poutine a reconnu « une certaine pénurie » de carburant après les frappes ukrainiennes sur les raffineries russes. Cette déclaration a marqué une reconnaissance publique de l’impact de ces attaques sur l’approvisionnement intérieur, alors que des files d’attente dans des stations-service circulaient déjà sur les réseaux sociaux.
En Crimée annexée, les autorités locales ont placé la péninsule en « situation d’urgence » et interdit la vente de carburant aux particuliers en raison des pénuries provoquées par les frappes, selon des informations de presse. « Nous traversons une période difficile », a déclaré Vladimir Poutine lors d’une prise de parole publique, en évoquant la situation du pays.
Des bilans attribués et une campagne encore en cours
Au 30 juin, l’ampleur de l’attaque de drones et les effets sur les infrastructures russes reposaient sur des bilans et déclarations attribués aux autorités russes et ukrainiennes. Moscou a mis en avant le nombre de drones interceptés et les conséquences civiles signalées près de la capitale. Kiev a présenté ses frappes comme une action ciblée contre les capacités militaires, logistiques et énergétiques russes.
La situation restait évolutive sur deux plans distincts : les effets immédiats des frappes sur l’approvisionnement en carburant en Russie, et la capacité de l’Ukraine à maintenir des attaques en profondeur contre des cibles éloignées du front. Les prochains bilans officiels et les déclarations des autorités concernées doivent encore préciser l’étendue des dégâts matériels et la portée durable de cette campagne.