Le parquet européen a mené des perquisitions mardi dans plusieurs pays, dont la France, dans le cadre d’une enquête ouverte en 2025 pour détournement présumé de fonds européens. L’enquête vise l’ancien groupe politique Identité et Démocratie (ID), où siégeait le Rassemblement national (RN) entre 2019 et 2024.
Selon une information de presse, plus de 4,3 millions d’euros auraient été « indûment dépensés » par ce groupe et ses alliés, dont la Ligue du Nord italienne. Deux sociétés de communication, e-Politic et Unanime, liées à des proches de Marine Le Pen, sont notamment concernées. Jordan Bardella a confirmé que des prestataires ayant travaillé pour le RN avaient été ciblés, sans préciser leur identité. Les perquisitions s’inscrivent dans une série d’enquêtes judiciaires visant le parti, dont une audience le 7 juillet sur l’inéligibilité possible de Marine Le Pen.
« L’enquête associe un montant précis de fonds européens à des structures privées identifiées, dans un cadre où le RN n’occupait pas de fonction dirigeante au sein du groupe visé. »
Le parquet européen a indiqué que les mesures d’enquête se poursuivaient dans plusieurs pays, sans en détailler le nombre ou les cibles exactes.