Le Parti socialiste a acté mardi 30 juin ses désaccords sur la manière de désigner son candidat à l’élection présidentielle de 2027. Réuni en conseil national, le parti n’est pas parvenu à trancher entre une primaire ouverte et une désignation réservée à son cadre interne. La décision a été renvoyée à un vote des militants prévu le 9 juillet. Dans le même temps, chez les Écologistes, des responsables ont affiché des positions divergentes entre candidature autonome et recherche d’un cadre plus large à gauche.
Deux scénarios soumis au vote des militants socialistes
Au PS, deux options ont été retenues pour la consultation du 9 juillet. La première prévoit une primaire PS-Place publique ouverte à l’ensemble des électeurs. La seconde repose sur une désignation interne réservée aux adhérents socialistes. Selon une information de presse, le désaccord a porté à la fois sur les participants au scrutin et sur le corps électoral appelé à voter.
Olivier Faure défend une formule ouverte, tandis que ses opposants plaident pour un vote limité aux militants. L’absence d’accord a conduit la direction à faire trancher la base du parti. Cette séquence intervient alors que plusieurs noms circulent déjà pour une éventuelle candidature socialiste et que la question de la méthode de désignation reste, à ce stade, distincte du choix du candidat lui-même.
« Le vote du 9 juillet doit d’abord fixer la procédure, pas encore le nom du candidat socialiste. »
Des candidatures se déclarent pendant que la ligne reste discutée
Avant même ce vote interne, Philippe Brun a annoncé sa candidature à une éventuelle primaire socialiste. Le député de l’Eure a déclaré sur RMC vouloir « réveiller le Parti socialiste ». D’autres responsables sont également évoqués dans les articles de presse, tandis que Karim Bouamrane a contesté l’idée même d’une primaire interne.
Le même jour, Olivier Faure et Chloé Ridel ont présenté le programme du PS pour 2027. « Nous allons nous battre comme des chiens », a déclaré Olivier Faure. Cette présentation programmatique s’est tenue alors que le parti n’avait pas encore arrêté la procédure de désignation de son candidat, ce qui a maintenu la question stratégique au centre de la journée politique socialiste.
Autour du PS, plusieurs formations de gauche ont aussi tenté de peser sur ce choix. Dans une lettre ouverte, les Écologistes, Génération.s, L’Après et Debout ont appelé les socialistes à retenir la voie d’une primaire. Selon ce courrier relayé par plusieurs médias, ces partis ont indiqué qu’ils ne soutiendraient pas une candidature issue d’un autre cadre.
Chez les Écologistes, une stratégie encore disputée
Les divisions ne se limitent pas au PS. Chez les Écologistes, la perspective d’une candidature autonome portée par Marine Tondelier a été contestée par plusieurs responsables. Sandrine Rousseau a appelé son parti à renoncer à cette option et à ouvrir des discussions avec Jean-Luc Mélenchon. Selon une information de presse, des opposants à la direction ont aussi demandé un conseil fédéral extraordinaire pour réclamer une consultation des militants à la rentrée.
À l’issue de la journée du 30 juin, le point établi est donc double : au PS, la procédure de désignation doit être tranchée par les militants le 9 juillet ; chez les Écologistes, la ligne présidentielle reste discutée entre plusieurs options. Les déclarations de soutien, les candidatures annoncées et les appels à une primaire fixent les positions en présence, mais elles ne valent pas encore décision commune. La prochaine étape clairement identifiée est le vote interne socialiste, qui doit préciser dans quel cadre le parti choisira son candidat pour 2027.