Emmanuel Macron a présidé mardi 14 juillet à Paris son dixième et dernier défilé du 14-Juillet en tant que chef de l’État, sur les Champs-Élysées entre l’Arc de triomphe et la place de la Concorde. La cérémonie a été placée sous le signe du « réveil stratégique de l’Europe », avec la présence du président ukrainien Volodymyr Zelensky, de 24 ou 25 chefs d’État ou de gouvernement européens selon les décomptes cités, et de représentants de 37 pays de la coalition des volontaires pour l’Ukraine.
Une ouverture marquée par les contingents étrangers et ukrainiens
Le défilé a mis à l’honneur des militaires venus de la coalition des volontaires, réunie la veille à Paris. Environ 500 soldats étrangers, issus notamment d’Allemagne, d’Australie, du Canada, de Roumanie, du Royaume-Uni, de Pologne et d’Ukraine, ont accompagné les troupes françaises. Plusieurs articles ont également fait état de 25 soldats ukrainiens présents dans le défilé.
Volodymyr Zelensky a assisté à la cérémonie depuis la tribune officielle aux côtés d’Emmanuel Macron. Selon une information de presse, il avait été applaudi à son arrivée. La présence du président ukrainien intervenait au lendemain d’un sommet parisien des 37 pays de la coalition des volontaires, initiée par la France et le Royaume-Uni pour soutenir l’Ukraine.
« Le défilé associait une cérémonie nationale française et une séquence diplomatique liée au soutien européen à l’Ukraine. »
Une démonstration de format record et de modernisation militaire
La cérémonie a réuni près de 6 700 soldats à pied, 98 avions, 31 hélicoptères et 315 véhicules, selon les chiffres repris par de nombreux médias. Plusieurs articles ont présenté cette édition comme la plus fournie organisée sur les Champs-Élysées. Selon l’Élysée, le défilé devait illustrer « le réarmement stratégique de la France », « l’autonomie stratégique de la France » et « le réveil stratégique européen ».
Le programme a aussi mis en avant des équipements et des formats présentés comme révélateurs d’une adaptation des armées. Des drones ont été mentionnés dans plusieurs comptes rendus, de même qu’une parade aérienne renforcée. Selon des informations de presse, des avions ont défilé avec des maquettes d’armements sous les ailes, et des hélicoptères ont évolué au-dessus des chars pour reproduire une configuration proche du champ de bataille.
La veille, lors de son discours aux armées à l’hôtel de Brienne, Emmanuel Macron avait relié cette séquence à l’effort budgétaire engagé depuis 2017. « L’engagement a été tenu, les faits sont là et l’histoire jugera », a déclaré le président de la République. Il a aussi affirmé que la France et les Européens étaient prêts à défendre « la liberté et le droit », « au prix du sang s’il le faut ».
Un message politique appuyé sur une séquence déjà engagée la veille
Le défilé s’est inscrit dans la continuité du discours aux armées prononcé lundi 13 juillet et de la réunion de la coalition des volontaires. Emmanuel Macron y avait défendu le bilan de son action en matière de défense, en rappelant le doublement du budget des armées sur dix ans selon ses déclarations, tout en jugeant que la production restait insuffisante « dans les drones, les intercepteurs, les munitions ou les missiles ».
Cette séquence a aussi comporté des annonces liées au soutien à l’Ukraine. Selon des informations de presse, Emmanuel Macron a indiqué lundi que 16 Rafale devaient être livrés à l’Ukraine, ainsi que des systèmes de défense anti-aérienne. Le défilé du 14-Juillet a ensuite donné une traduction visuelle à cette orientation, avec la présence des délégations étrangères, des soldats ukrainiens et des contingents européens.
« Les chiffres du défilé décrivent la cérémonie elle-même, tandis que les annonces sur l’Ukraine relèvent de la réunion diplomatique tenue la veille. »
Au moment de la publication, le défilé s’est achevé et son format est établi par les chiffres avancés pour la cérémonie. Restent distincts, d’un côté, les éléments visibles de la parade et, de l’autre, les annonces politiques et militaires formulées lors du sommet et du discours aux armées. La portée concrète des engagements annoncés pour l’Ukraine relève désormais de leur mise en œuvre, tandis que la poursuite de l’effort de défense français a déjà été renvoyée, dans les déclarations présidentielles, aux années à venir.