La Rada a approuvé mardi 14 juillet la démission de la Première ministre ukrainienne Ioulia Svyrydenko, dans le cadre d’un remaniement annoncé deux jours plus tôt par le président Volodymyr Zelensky. Cette décision est intervenue au lendemain d’une réunion à Paris de la coalition des volontaires pour l’Ukraine, où neuf pays européens et l’Ukraine ont annoncé la création d’une coalition consacrée au développement de « capacités antibalistiques » en Europe.
Un remaniement ouvert par le vote du Parlement ukrainien
Volodymyr Zelensky avait annoncé dimanche ce remaniement au nom d’une « nouvelle stratégie politique ». Mardi, le vote de la Rada a formellement entériné le départ de la cheffe du gouvernement et ouvert la voie à la formation d’un nouvel exécutif.
Ioulia Svyrydenko avait présenté sa démission la veille. Plusieurs informations de presse ont indiqué que ce départ s’inscrivait dans une réorganisation plus large de l’exécutif ukrainien. Des nominations étaient attendues après ce vote, et une information de presse a évoqué une nouvelle mission diplomatique pour l’ancienne Première ministre.
« Le vote parlementaire acte un départ gouvernemental, tandis que la composition du nouvel exécutif relève encore d’une étape distincte. »
À Paris, une coalition européenne centrée sur la défense antimissile
Lundi 13 juillet, Emmanuel Macron a réuni à Paris les 37 États de la coalition des volontaires afin de renforcer le soutien militaire à l’Ukraine, en particulier dans la défense antiaérienne. À l’issue de cette réunion, un communiqué de l’Élysée a annoncé que neuf pays européens et l’Ukraine créaient une coalition pour développer des « capacités antibalistiques » en Europe.
Selon cette déclaration, cette coalition a été présentée comme « purement défensive ». Les États participants ont aussi salué « l’expérience unique de l’Ukraine, acquise par sa défense face à la guerre d’agression menée par la Russie ». Emmanuel Macron a déclaré : « Nous avons réuni une coalition nouvelle : la coalition antibalistique. »
Cette séquence s’est accompagnée d’annonces françaises sur la coopération de défense avec Kiev. Emmanuel Macron a indiqué que l’Ukraine comptait acquérir 16 avions de combat Rafale et des batteries antiaériennes SAMP/T NG. Volodymyr Zelensky a ensuite déclaré avoir conclu « un accord important » avec la France en matière de défense et affirmé avoir obtenu des licences pour la production d’armes.
Un nouvel exécutif attendu, une coopération militaire déjà annoncée
Au moment de la publication, le départ de Ioulia Svyrydenko a donc été validé par le Parlement ukrainien. Le remaniement, lui, restait en cours, avec des nominations encore attendues pour constituer le nouvel exécutif voulu par Volodymyr Zelensky.
Sur le volet militaire, la création de la coalition antibalistique a été annoncée officiellement à Paris par les États participants. En revanche, les acquisitions évoquées par Emmanuel Macron et les licences de production mentionnées par Volodymyr Zelensky relèvent d’annonces politiques et industrielles formulées dans le cadre de cette réunion.
La suite immédiate du dossier tient donc à deux niveaux distincts : la mise en place du nouveau gouvernement à Kiev et la traduction concrète, par accords ou calendriers, des engagements de défense annoncés lors de la réunion parisienne.