Des ossements ont été retrouvés jeudi 16 juillet dans un champ en lisière de bois entre Mailhoc et Villeneuve-sur-Vère, à une dizaine de kilomètres de l’ancien domicile du couple Jubillar à Cagnac-les-Mines. Les recherches ont été menées après les indications fournies par Cédric Jubillar, qui a reconnu sa responsabilité dans la mort de son épouse Delphine Aussaguel. Vendredi 17 juillet, les restes découverts ont été acheminés à Pontoise, au siège de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale, pour des analyses.
Des restes humains retrouvés sur le lieu indiqué aux enquêteurs
Les fouilles ont repris vendredi matin dans le Tarn avec un dispositif d’environ une centaine de gendarmes, selon une information de presse. Elles ont porté sur la zone où Cédric Jubillar affirme avoir dissimulé le corps fin 2020. D’après une source proche de l’enquête citée par plusieurs médias, les ossements retrouvés appartiennent au bas du corps.
Plusieurs informations de presse ont fait état de la découverte de deux fémurs. Les enquêteurs ont aussi poursuivi leurs recherches dans l’espoir de retrouver d’autres fragments, certains articles évoquant l’hypothèse d’une dispersion accidentelle lors de travaux agricoles.
« La découverte sur le site et l’identification des restes relèvent de deux étapes distinctes de la procédure. »
Des expertises lancées à Pontoise pour identifier les ossements
Les ossements ont été héliportés puis transmis au laboratoire de l’IRCGN, où les analyses ont débuté vendredi après-midi. Ces expertises doivent d’abord établir s’il s’agit bien des restes de Delphine Aussaguel. Elles peuvent aussi porter, selon des informations de presse, sur l’état de conservation, l’ADN, d’éventuelles lésions osseuses et d’autres éléments utiles à la procédure.
Le lieutenant-colonel Stéphane Meyblum, commandant en second du groupement de gendarmerie du Tarn, a indiqué que les résultats étaient attendus « dans un délai relativement court ».
Cette phase intervient après un changement majeur dans le dossier. Le 6 juillet, les avocats de Cédric Jubillar avaient révélé un courrier dans lequel il admettait pour la première fois sa « responsabilité » dans la mort de son épouse. Mercredi 15 juillet, il a été extrait de prison et conduit au palais de justice de Toulouse pour donner une nouvelle version des faits et indiquer le lieu où le corps aurait été dissimulé.
Des résultats attendus avant la prochaine étape judiciaire
Vendredi soir, les barrages autour du site ont été levés et le commandement de la gendarmerie du Tarn a indiqué que les fouilles ne devraient pas reprendre à ce stade. Le point central du dossier s’est donc déplacé vers les analyses conduites à Pontoise.
À ce stade, la découverte d’ossements sur le lieu désigné par Cédric Jubillar est établie. Leur identification formelle, en revanche, dépend encore des expertises en cours. Les déclarations de Cédric Jubillar sur les circonstances de la mort de Delphine Aussaguel relèvent, elles, de ses aveux et de la procédure judiciaire en cours.
Une autre échéance reste déjà connue : le procès en appel de Cédric Jubillar était prévu à partir du 21 septembre 2026 devant la cour d’assises de Haute-Garonne. Plusieurs informations de presse indiquent que ce calendrier pourrait être affecté par les nouvelles investigations et par les résultats attendus des analyses.