Deux ouvriers d’une société de travaux ont été mis en examen jeudi 16 juillet dans l’enquête sur l’incendie principal qui a touché la forêt de Fontainebleau depuis dimanche 12 juillet. Selon une information de presse, des travaux de réparation d’une glissière de l’autoroute A6 et l’étincelle d’une disqueuse thermique auraient mis le feu à la végétation, puis à la forêt qui borde l’axe autoroutier.
Une mise en examen pour destruction involontaire par incendie
La procureure a indiqué que les deux ouvriers avaient été mis en examen pour « destruction involontaire par incendie (...) par manquement à une obligation de sécurité ou de prudence ». Ils ont été laissés libres sous contrôle judiciaire. L’enquête porte sur le déclenchement involontaire du premier incendie, qui s’est rapidement propagé du bord de l’A6 vers le massif forestier.
Le feu a brûlé environ 2 200 hectares, selon les pompiers. Plusieurs articles évoquent aussi deux incendies déclarés dans le secteur entre dimanche 12 et lundi 13 juillet, mais la procédure annoncée par le parquet vise à ce stade le départ de feu attribué aux travaux réalisés près de l’autoroute.
« La procédure judiciaire porte sur l’origine présumée du premier feu, tandis que le bilan des incendies concerne l’ensemble du massif touché. »
Un homme interpellé a été libéré, les secours sont restés déployés
Un homme de 46 ans, interpellé mardi 14 juillet au soir sur un parking de Fontainebleau dans le cadre de l’enquête, est ressorti libre faute « d’éléments probants », a indiqué la procureure. Selon une information de presse, il avait été contrôlé après avoir forcé une rubalise pour stationner sur une zone interdite au public.
Sur le terrain, les sapeurs-pompiers ont indiqué que le feu était fixé depuis mardi soir, sans être éteint. La nuit de jeudi à vendredi a été décrite comme calme, avec quelques reprises rapidement traitées. « Même si la situation s'améliore, nous restons très vigilants, notamment aux alentours de l’A6 », a déclaré le colonel Olivier Compta, commandant des opérations de secours à Noisy-sur-Ecole.
Une enquête encore en cours sur un massif fermé au public
Vendredi 17 juillet, l’autoroute A6 avait rouvert après plusieurs jours de fermeture, avec des mesures de circulation destinées à préserver l’accès des secours. Les pompiers ont indiqué qu’il n’y avait pas de risque de réactivation aux abords immédiats de l’autoroute, tout en maintenant une surveillance en raison de points chauds et de la nature tourbeuse du sol.
Le massif forestier restait fermé au public. À ce stade, la mise en examen des deux ouvriers concerne l’origine présumée du premier incendie telle qu’exposée par le parquet. Le bilan de surface brûlée est celui communiqué par les secours, et l’enquête se poursuivait encore pour établir l’ensemble des circonstances des feux déclarés dans le secteur.