Volodymyr Zelensky a écarté Mykhaïlo Fedorov du ministère ukrainien de la Défense dans le cadre d’un remaniement gouvernemental, avant que le nouveau premier ministre, Serhi Koretsky, n’annonce la nomination par intérim d’Ievheni Khmara. La décision a provoqué des rassemblements à Kiev et dans plusieurs villes, dans un pays toujours en guerre contre la Russie.
Un départ décidé dans le cadre d’un remaniement gouvernemental
Mykhaïlo Fedorov a annoncé sa démission mercredi, moins de six mois après sa prise de fonctions à la tête du ministère de la Défense. Plusieurs informations de presse présentent ce départ comme un limogeage décidé par le président ukrainien dans le cadre d’un remaniement plus large du gouvernement.
Le nouveau premier ministre, Serhi Koretsky, a indiqué qu’Ievheni Khmara, jusque-là à la tête du service de sécurité d’Ukraine, avait été officiellement nommé ministre de la Défense par intérim. Des informations de presse relèvent que cette désignation par intérim est contestée au regard de la législation ukrainienne.
Le départ de Mykhaïlo Fedorov s’est inscrit dans un conflit ouvert avec le commandant en chef de l’armée ukrainienne, Oleksandr Syrsky. Plusieurs articles décrivent ce désaccord comme l’un des éléments centraux de la décision présidentielle.
« Le remaniement relève d’une décision gouvernementale, tandis que la contestation porte à la fois sur son motif politique et sur sa mise en œuvre juridique. »
Deux journées de manifestations après l’éviction de Fedorov
Jeudi puis vendredi, des manifestations ont eu lieu à Kiev et dans plusieurs villes du pays. Vendredi soir, plusieurs médias ont fait état de milliers de manifestants réunis dans la capitale pour protester contre l’éviction de Mykhaïlo Fedorov.
Cette mobilisation a été présentée comme rare en pleine guerre. Plusieurs articles décrivent Mykhaïlo Fedorov comme une figure associée à la modernisation de l’armée ukrainienne et appréciée par une partie de la population ainsi que par des alliés occidentaux de l’Ukraine.
Mykhaïlo Fedorov a expliqué être entré en conflit avec le commandant en chef de l’armée. « Je suis entré en conflit avec le commandant en chef », a-t-il indiqué, selon des déclarations reprises par plusieurs médias.
Des tensions politiques et militaires désormais visibles
Le remaniement a mis en lumière des divisions au sein de la hiérarchie militaire et de l’exécutif ukrainiens. Plusieurs informations de presse décrivent des fractures entre le ministère de la Défense et le commandement militaire, sur fond de réforme de l’armée et de conduite de la guerre.
Des articles évoquent aussi des réactions inquiètes du côté de l’Union européenne, tandis que des médias rapportent que la Russie s’est réjouie de cette séquence. Ces éléments restent toutefois périphériques au fait central de la journée : la contestation intérieure provoquée par le départ du ministre et par la nomination de son successeur par intérim.
Une nomination contestée et une crise politique encore en cours
Au moment de la publication, le départ de Mykhaïlo Fedorov, la nomination par intérim d’Ievheni Khmara et les manifestations à Kiev sont établis. En revanche, les motifs exacts du choix présidentiel relèvent pour partie de déclarations d’acteurs et d’informations de presse sur le conflit entre l’ancien ministre et le commandement militaire.
La situation reste donc ouverte sur deux plans distincts : la stabilisation politique du remaniement et le cadre institutionnel de la nomination à la Défense. Les prochains éléments attendus concernent la confirmation durable de l’organisation du ministère et la manière dont les autorités ukrainiennes répondront à la contestation exprimée dans la rue.