Les États-Unis ont mené dans la nuit du 23 au 24 juillet une nouvelle série de frappes contre des cibles militaires en Iran, selon le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient. Washington a présenté cette opération comme la treizième nuit consécutive de bombardements depuis la reprise des hostilités le 7 juillet. Dans le même temps, l’Iran a revendiqué vendredi des attaques de drones contre des installations utilisées par l’armée américaine au Bahreïn, en Jordanie et au Koweït.
Une treizième nuit de frappes américaines sur des cibles militaires iraniennes
L’armée américaine a indiqué avoir visé notamment des centres de commandement militaires et des sites de stockage de drones. Selon le Centcom, ces frappes visaient à réduire les menaces attribuées au Corps des gardiens de la révolution islamique contre la navigation marchande. Des médias d’État iraniens ont rapporté des frappes dans le sud-ouest du pays, autour d’Ahvaz, ainsi que des explosions entendues à Bandar Abbas et sur l’île de Qeshm, près du détroit d’Ormuz.
Selon des informations de presse, des frappes américaines dans le sud-ouest de l’Iran ont fait au moins quatre morts et cinq blessés près d’Ahvaz. Donald Trump a affirmé parallèlement que des discussions étaient en cours avec les dirigeants iraniens. « On leur parle en ce moment », a déclaré le président américain, tout en se disant prêt à intensifier les frappes.
« Les frappes américaines et les discussions évoquées par Washington relèvent ici de deux registres distincts, militaire et diplomatique. »
Des ripostes iraniennes revendiquées dans plusieurs pays du Golfe
Téhéran a présenté ses attaques de drones comme une riposte aux bombardements américains sur son territoire. L’Iran a affirmé avoir visé des installations utilisées par l’armée américaine au Bahreïn, en Jordanie et au Koweït. La Jordanie a déclaré avoir intercepté sept missiles et six drones iraniens. Le Koweït a indiqué avoir intercepté des drones après la revendication iranienne d’une attaque contre une base américaine.
L’Iran a aussi averti que tout pays « participant, coopérant ou aidant » les États-Unis dans leurs attaques engagerait sa responsabilité, selon son chef de la diplomatie. Dans le même temps, Bahreïn a dénoncé des attaques iraniennes. « Il s’agit de la 13e nuit consécutive de frappes visant à faire rendre des comptes à l’Iran », a indiqué le Centcom dans un message cité par plusieurs médias.
Le détroit d’Ormuz et la mer Rouge sous pression, le pétrole au-dessus de 100 dollars
Les tensions militaires ont continué de peser sur les routes maritimes régionales. L’armée américaine a affirmé que le détroit d’Ormuz restait ouvert au transit malgré des attaques récentes attribuées aux gardiens de la révolution iraniens. Dans le même temps, les attaques en mer Rouge ont ravivé les inquiétudes autour du détroit de Bab Al-Mandab, après une frappe contre un navire saoudien et des annonces des houthis sur le trafic maritime saoudien.
Dans ce contexte, le baril de pétrole est remonté au-dessus de 100 dollars. Selon des informations de presse, l’Arabie saoudite a réorienté une large part de ses exportations de brut vers Bab Al-Mandab pour contourner Ormuz. Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a appelé à une désescalade immédiate et à la restauration de la liberté de navigation autour de ce détroit.
Une escalade toujours en cours entre opérations, revendications et annonces
Au moment de la publication, les frappes américaines sur l’Iran se poursuivaient et les ripostes revendiquées par Téhéran élargissaient la zone de tension à plusieurs pays du Golfe. Sont établis à ce stade la poursuite des bombardements américains, les revendications iraniennes d’attaques de drones et les interceptions annoncées par la Jordanie et le Koweït. Les bilans humains rapportés après les frappes en Iran restent attribués à des informations de presse ou à des médias d’État iraniens.
Sur le plan diplomatique, Donald Trump a affirmé que des échanges étaient en cours avec les dirigeants iraniens, tandis que l’Iran a rejeté une proposition de cessez-le-feu américaine transmise par le Premier ministre irakien, selon des médias et des déclarations relayées vendredi. Sur le plan économique, la circulation maritime dans Ormuz et Bab Al-Mandab reste un point central, alors que les prix du pétrole ont déjà réagi à l’extension des attaques dans la région.