Vendredi 24 juillet, plusieurs incendies restaient en cours dans la région de Madrid et dans la province voisine d’Ávila, à une soixantaine de kilomètres de la capitale espagnole. Le gouvernement a décrété l’état d’urgence d’intérêt national pour coordonner davantage de moyens de secours. Dans la région de Madrid, deux des trois feux suivis par les secours ont fusionné, formant un brasier baptisé « Sierra de l’Ouest ».
Deux foyers ont fusionné à l’ouest de la capitale
Les services de secours de la région de Madrid ont confirmé la fusion des incendies de San Martín de Valdeiglesias et de Villa del Prado. Selon les autorités régionales, ce feu avait déjà ravagé 6 000 hectares vendredi. La région de Madrid a indiqué dans la matinée que les incendies n’étaient « toujours pas maîtrisés, ni contenus ».
Les conditions météorologiques ont compliqué les opérations d’extinction. Les autorités ont mis en avant le vent et les températures élevées. En fin de journée, Carlos Novillo, membre du gouvernement régional, a déclaré que l’incendie était « au plus fort » et « impossible à éteindre » à ce stade.
« La fusion des foyers modifie l’échelle du sinistre, mais le chiffre de 6 000 hectares reste attribué au périmètre annoncé par les autorités. »
Des évacuations et des confinements étendus dans la zone
Les premières estimations diffusées vendredi faisaient état d’au moins 19 000 personnes évacuées ou confinées dans la région de Madrid. Au fil de la journée, les autorités ont revu ce total à la hausse. Le ministère espagnol de l’Intérieur a ensuite fait état de 63 000 personnes évacuées ou appelées à se confiner, dont 5 000 vacanciers d’un camping d’El Escorial, au nord-ouest de Madrid.
La présidente de la région, Isabel Díaz Ayuso, a qualifié l’épisode de « pire incendie de l’histoire » de la région. Pedro Sánchez a de son côté écrit : « Nous vivons une situation dramatique », en évoquant plusieurs provinces espagnoles touchées par les feux.
Des renforts mobilisés pendant un feu encore en cours
Les secours espagnols mobilisaient notamment la Garde civile, les pompiers et l’Unité militaire d’urgence. L’Espagne a aussi activé le mécanisme européen de protection civile. La Commission européenne a annoncé le déploiement de quatre avions bombardiers d’eau, tandis que les autorités espagnoles ont indiqué que la Grèce proposait deux Canadair.
Vendredi soir, le feu restait présenté par les autorités comme non maîtrisé. Les bilans humains disponibles faisaient état d’évacuations et de confinements massifs, sans décès recensé à ce stade par les autorités espagnoles. Le premier ministre Pedro Sánchez devait se rendre samedi au centre de coordination des secours. L’évolution du brasier dépendait encore des opérations en cours et des conditions météorologiques signalées par les autorités.