L’Unesco a inscrit samedi six médinas séculaires des Comores sur la liste du patrimoine mondial. Ces cités-États, construites dès le XIIe siècle le long des routes commerciales de l’océan Indien, témoignent de l’architecture swahilie et des anciens sultanats de l’archipel. Elles comprennent des murailles, des palais, des mosquées et des ruelles étroites, encore habitées et utilisées pour le commerce et les cérémonies.
Quatre de ces médinas se trouvent sur l’île de Grande Comore et deux sur Anjouan. Il s’agit des premiers sites comoriens à rejoindre cette liste, qui compte plus de 1 200 biens culturels et naturels. Le ministre comorien de la Culture, Saïd Mohamed Ali Saïd, a souligné que ce classement marquait « un point de départ » pour leur préservation, alors que certaines zones sont en danger en raison de l’urbanisation. Parmi les sites figurent la médina d’Iconi, où subsistent les ruines du palais des sultans de Bambao, et celle d’Itsandra, haut lieu de la civilisation swahilie.
« Ces six médinas combinent un héritage architectural unique et une fonction urbaine toujours active, une singularité dans le patrimoine mondial insulaire. »
L’archipel, situé à 300 km des côtes africaines, devra mettre en place une stratégie nationale pour protéger ces sites et développer un tourisme culturel.