Le Comité du patrimoine mondial de l’Unesco a validé dimanche 26 juillet, lors de sa 48e session à Busan, en Corée du Sud, l’inscription de deux biens français sur la liste du patrimoine mondial : les plages du Débarquement en Normandie et les Forteresses royales du Languedoc. Cette double décision a fait entrer deux ensembles distincts dans la liste de l’organisation onusienne au terme de démarches engagées depuis plusieurs années.
Les plages du Débarquement reconnues pour leur portée historique
Le site normand retenu s’étend sur un peu plus de 80 kilomètres de côtes, entre la Manche et le Calvados. Il comprend les cinq plages connues sous leurs noms de code Utah, Omaha, Gold, Juno et Sword, ainsi que la Pointe du Hoc, la batterie de Longues-sur-Mer, le port artificiel d’Arromanches-les-Bains et des cimetières militaires et monuments commémoratifs associés.
Selon une information de presse, ces plages « sont directement et matériellement associées au débarquement (...) qui a joué un rôle décisif dans la libération de l’Europe occidentale de l’occupation nazie ». Plusieurs informations de presse indiquent que cette inscription a abouti après près de vingt ans de démarches. Le président de la Région Normandie, Hervé Morin, a déclaré : « Cette décision nous oblige, nous oblige à conserver ce bien, nous oblige à le protéger, nous oblige à le chérir toujours plus et à le valoriser. »
« L’inscription distingue la reconnaissance patrimoniale du site et les effets attendus en matière de protection ou de fréquentation. »
Huit forteresses du Languedoc inscrites sous une appellation historique révisée
L’Unesco a aussi inscrit les Forteresses royales du Languedoc, plus souvent désignées jusque-là comme les « châteaux cathares ». Ce bien en série comprend huit sites, dont Montségur en Ariège, Peyrepertuse et Quéribus dans l’Aude, ainsi que le château et les remparts de Carcassonne, déjà inscrits séparément au patrimoine mondial depuis 1997.
Selon l’Unesco, ces forteresses « témoignent de l’adaptation exceptionnelle de l’architecture militaire aux contraintes topographiques et de l’émergence de nouvelles formes d’organisation du territoire par la monarchie française ». Plusieurs articles rappellent qu’elles ont été édifiées après la croisade contre les Albigeois, lorsque cette partie du Languedoc est entrée dans le domaine royal. Le changement d’appellation a toutefois suscité des réactions locales. Fabrice Chambon, guide-conférencier au château de Montségur, a déclaré : « Nous, à Montségur, on parlera toujours de cette période phare qu’est le catharisme et qui restera à jamais gravée dans notre pays. »
Une reconnaissance acquise, avec des obligations de préservation
L’inscription des deux sites est désormais actée. Plusieurs responsables locaux et nationaux ont présenté cette reconnaissance comme un facteur de rayonnement international et comme un engagement de préservation. Catherine Pégard a déclaré : « La France compte désormais 56 biens classés à l’Unesco. C’est une fierté, mais aussi une responsabilité. »
Le fait établi est l’entrée des deux biens sur la liste du patrimoine mondial. Les effets évoqués sur l’attractivité touristique, le développement local ou la valorisation des sites relèvent de déclarations d’acteurs ou d’informations de presse. Pour les forteresses du Languedoc, l’inscription est acquise sous l’intitulé de « forteresses royales », tandis que l’usage du terme « châteaux cathares » continue d’être défendu par certains acteurs locaux.