Dimanche 26 juillet 2026, Saint-Étienne-du-Rouvray, en Seine-Maritime, a accueilli les commémorations des dix ans de l’assassinat du père Jacques Hamel, tué le 26 juillet 2016 dans son église alors qu’il célébrait la messe. Une messe a été célébrée dans l’église Saint-Étienne, puis un hommage officiel a réuni plusieurs responsables politiques et religieux, dont le Premier ministre Sébastien Lecornu et l’ancien président François Hollande.
Une cérémonie entre messe, recueillement et hommage officiel
La journée s’est organisée autour d’une célébration religieuse et d’un temps d’hommage public dans la commune où le prêtre avait été tué. Selon une information de presse, plus de 500 personnes ont participé aux commémorations. Une plaque commémorative devait également être inaugurée.
La messe a été présidée par le cardinal Jean-Marc Aveline, président de la Conférence des évêques de France. Plusieurs responsables étaient annoncés ou présents aux cérémonies, parmi lesquels le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez, Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur au moment de l’attentat, et Édouard Philippe, invité avec d’autres élus locaux.
« La commémoration a réuni deux registres distincts mais liés : l’hommage liturgique au prêtre et l’hommage public à la victime d’un attentat. »
Des prises de parole centrées sur la fraternité et la mémoire
Plusieurs déclarations officielles ont accompagné cette journée. Emmanuel Macron a écrit : « Nous n’oublions pas le père Jacques Hamel », en ajoutant que le prêtre avait été « pris pour cible parce qu’il incarnait le refus de la haine, la fraternité et l’espérance ».
Le Premier ministre a lui aussi placé son intervention sous le signe de la fraternité. « La fraternité, c’est combattre le mal sans la vengeance », a déclaré Sébastien Lecornu lors de l’hommage. Le maire de Saint-Étienne-du-Rouvray, Joachim Moyse, avait de son côté expliqué avant la cérémonie qu’il ne fallait « pas rester figé dans le passé » et avait appelé à travailler sur la fraternité.
Dans plusieurs prises de parole rapportées par une information de presse, les commémorations ont aussi été présentées comme un hommage commun de l’Église et de la République. Dix ans après l’attentat, cette dimension a occupé une place centrale dans la cérémonie organisée dans la commune.
Un hommage dix ans après un attentat déjà jugé sur le plan pénal
Le père Jacques Hamel avait été assassiné le 26 juillet 2016 par deux assaillants se réclamant du groupe État islamique. Les deux hommes avaient aussi grièvement blessé une autre personne avant d’être abattus par les forces de l’ordre, selon une information de presse.
Sur le plan judiciaire, plusieurs proches des auteurs ont déjà été condamnés en mars 2022 pour association de malfaiteurs terroriste, selon une information de presse. La commémoration organisée dimanche portait toutefois sur l’hommage rendu au prêtre et sur la mémoire de l’attentat dans la commune. Dix ans après les faits, la cérémonie a fixé un point de rassemblement autour d’un événement dont les circonstances de 2016 sont établies, tandis que les prises de parole publiques relevaient, elles, de l’hommage et de l’interprétation mémorielle de cette journée.