La cour d’appel de Paris a rendu sa décision le 17 avril dans l’affaire visant Christophe Ruggia pour des agressions sexuelles commises sur Adèle Haenel entre 2001 et 2004. Le réalisateur, âgé de 61 ans, a été condamné à cinq ans de prison, dont deux ans ferme sous bracelet électronique. La juridiction d’appel a donc confirmé sa culpabilité et alourdi la peine prononcée en première instance, qui était de quatre ans de prison, dont deux ans ferme sous surveillance électronique.
Une peine plus lourde après le procès en appel
Christophe Ruggia avait fait appel de sa condamnation de février 2025. Lors de cette nouvelle audience, la défense a de nouveau contesté les faits. La cour a finalement retenu une peine plus lourde que celle prononcée en première instance, tout en maintenant le principe de deux années fermes exécutées sous bracelet électronique, sans incarcération immédiate en détention.
Plusieurs comptes rendus insistent sur cet alourdissement de la sanction. D’autres mettent davantage en avant la confirmation de la culpabilité. Tous décrivent la même décision : une peine portée à cinq ans, dont trois avec sursis et deux ans ferme sous bracelet.
« Les formulations alternent entre “peine alourdie”, “condamnation confirmée” et “cinq ans sans incarcération”, pour désigner la même décision d’appel. »
Des faits retenus sur une mineure entre 12 et 14 ans
La cour a reconnu Christophe Ruggia coupable d’agressions sexuelles commises sur Adèle Haenel lorsqu’elle était âgée de 12 à 14 ans. Les faits retenus se situent entre 2001 et 2004, lors de rendez-vous réguliers au domicile du réalisateur, dans la période qui a suivi le tournage du film Les Diables, où il avait dirigé la jeune actrice.
Plusieurs récits rappellent l’écart d’âge entre les deux protagonistes et le cadre dans lequel cette relation s’est installée. La cour a retenu le caractère répété des gestes dénoncés par Adèle Haenel. Certaines formulations judiciaires reprises dans les comptes rendus évoquent une adolescente « prise au piège » par un adulte et un état de sidération face à une relation marquée par une emprise psychologique.
Les déclarations rapportées de Christophe Ruggia restent constantes. Il a nié toute agression sexuelle et a soutenu que les rencontres relevaient d’un accompagnement culturel et professionnel. À l’inverse, Adèle Haenel a maintenu, comme lors de la première instance, le récit de caresses répétées et non consenties.
La cour retient les conséquences sur la santé mentale d’Adèle Haenel
Dans les motivations reprises après l’arrêt, la cour d’appel indique n’avoir « aucun doute » sur les gestes dénoncés. Elle relève aussi des « conséquences avérées sur la santé mentale » de l’actrice. Ces éléments ont occupé une place importante dans la restitution de la décision, au même titre que la qualification pénale des faits.
Adèle Haenel a pris la parole après l’audience. « C’est un jour important pour moi », a-t-elle déclaré. Elle a aussi dit penser « à tous les enfants victimes de pédocriminalité » et a qualifié le parcours judiciaire d’« assez éprouvant et difficile ». Ces propos ont été largement repris car ils prolongent la décision judiciaire sans en modifier le contenu.
L’arrêt d’appel clôt à ce stade une séquence judiciaire ouverte après les accusations rendues publiques en 2019. Il intervient après deux degrés de juridiction et après des débats qui ont porté à la fois sur la matérialité des faits, sur la relation entre le réalisateur et l’actrice, et sur les effets durables décrits par cette dernière.
« Les reprises de la décision citent à la fois la “sidération”, “l’emprise psychologique” et les “conséquences avérées sur la santé mentale”. »
Une affaire judiciaire distincte du débat public plus large
Le dossier concerne une procédure précise : la condamnation en appel de Christophe Ruggia pour des agressions sexuelles commises sur Adèle Haenel lorsqu’elle était mineure. Certains articles rappellent que cette affaire a eu un retentissement important dans le monde du cinéma. Mais le cœur de la séquence du jour reste l’arrêt rendu par la cour d’appel de Paris, son niveau de peine et les éléments retenus par les juges.
La décision intervient aussi après des réquisitions plus sévères du ministère public, plusieurs articles rappelant que trois ans de prison ferme avaient été demandés. La cour a retenu une peine différente, avec deux ans ferme sous bracelet électronique et trois ans avec sursis. Ce décalage entre les réquisitions et la décision fait partie des éléments factuels notables de l’arrêt.
Les suites procédurales restent encore à préciser
À ce stade, l’arrêt d’appel confirme la culpabilité de Christophe Ruggia, alourdit sa peine et fixe les modalités d’exécution de la partie ferme sous bracelet électronique. La cour a retenu les faits sur la période 2001-2004, lorsqu’Adèle Haenel était mineure, et a intégré dans son raisonnement les effets durables décrits par l’actrice.
Un pourvoi en cassation sera-t-il formé contre cet arrêt d’appel ? Et comment cette décision sera-t-elle prise en compte dans l’exécution concrète de la peine sous bracelet électronique ?