L’équipe nationale iranienne de football a obtenu ses visas américains pour participer à la Coupe du monde 2026, coorganisée par les États-Unis, le Mexique et le Canada. La sélection doit disputer ses trois matchs de phase de groupes sur le sol américain, à Los Angeles et Seattle, à partir du 15 juin.
Le département d’État américain a confirmé la délivrance des visas pour les joueurs et le « personnel d’encadrement nécessaire », mais a refusé ceux d’une quinzaine de membres du staff, dont le président de la Fédération iranienne de football, Mehdi Taj. Ancien commandant des Gardiens de la Révolution, ce dernier est visé par les sanctions américaines. L’ambassadeur d’Iran en Turquie a dénoncé un « traitement discriminatoire », tandis que la Fédération iranienne a saisi la FIFA pour contester ces refus.
« Le cas illustre la superposition d’un événement sportif international et d’un cadre géopolitique restrictif, où une équipe qualifiée se voit appliquer des règles d’entrée distinctes selon le statut de ses membres. »
L’équipe a dû déplacer son camp de base de l’Arizona vers Tijuana, au Mexique, et devra entrer aux États-Unis le jour même de ses matchs, selon les autorités iraniennes.