La Russe Mirra Andreeva, 8e joueuse mondiale, a remporté samedi 6 juin la finale dames de Roland-Garros face à la Polonaise Maja Chwalinska, issue des qualifications, sur le score de 6-3, 6-2. À 19 ans et 39 jours, elle devient la plus jeune vainqueure du tournoi depuis Monica Seles, sacrée en 1990 à 16 ans et demi.
Une finale à sens unique après un début crispé
Le match a débuté de manière tendue, avec des échanges marqués par des fautes directes et des balles en cloche. Les deux joueuses ont peiné à breaker pendant les vingt premières minutes, sous l’effet du vent et du stress d’une première finale en Grand Chelem. Mirra Andreeva a finalement pris l’avantage en confirmant son break pour mener 5-3, avant de conclure la première manche en 42 minutes.
La suite de la rencontre a été dominée par la Russe, qui n’a laissé que deux jeux à son adversaire dans le deuxième set. « Je ne comprenais pas dans quelle direction soufflait le vent. Je suis contente d’avoir réussi à m’adapter plus rapidement qu’elle », a déclaré Andreeva après la rencontre.
« Le même match est décrit comme une domination nette et comme une résistance face à des conditions difficiles. »
Un parcours marqué par les surprises et les records
Mirra Andreeva, demi-finaliste à Roland-Garros en 2024, avait déjà confirmé son potentiel en remportant les WTA 1000 de Dubaï et d’Indian Wells en 2025. Elle devient la troisième plus jeune joueuse à remporter un Grand Chelem depuis 2000, derrière Maria Sharapova (Wimbledon 2004) et Emma Raducanu (US Open 2021).
Son adversaire, Maja Chwalinska, 114e mondiale, a créé la sensation en atteignant la finale après être passée par les qualifications. Elle devient la joueuse la moins bien classée à atteindre une finale de Roland-Garros depuis la création du classement WTA en 1975. « Mirra était tellement forte, tellement intelligente sur le court. Elle n’a que 19 ans, mais on dirait qu’elle a énormément d’expérience », a réagi Chwalinska après la rencontre.
Une victoire symbolique pour Andreeva
Cette victoire revêt une dimension particulière pour Mirra Andreeva, qui avait été éliminée en quarts de finale l’an dernier face à la Française Loïs Boisson dans un stade acquis à sa rivale. « Paris aura toujours une place à part dans mon cœur », a-t-elle confié après son sacre. La joueuse a également souligné l’importance de sa relation avec sa coach, Conchita Martinez, ancienne lauréate de Wimbledon et finaliste à Roland-Garros.
« Ce que j’ai vécu ici, je ne l’oublierai jamais », a déclaré Maja Chwalinska, qui a vu son parcours s’arrêter en finale après neuf victoires consécutives, dont six dans le tableau principal.
Un titre qui ouvre de nouvelles perspectives
Mirra Andreeva devient la première Russe à remporter Roland-Garros depuis Maria Sharapova en 2014. Son classement WTA passera de la 8e à la 6e place mondiale à l’issue du tournoi, tandis que Maja Chwalinska atteindra la 21e place, son meilleur classement en carrière.
La jeune lauréate a déjà exprimé son envie de poursuivre sur sa lancée, notamment lors de la saison sur gazon qui débute avec Wimbledon dans trois semaines. « Je veux vraiment faire de mon mieux pour revivre tout ça une deuxième fois », a-t-elle déclaré en conférence de presse. Le tournoi a également été marqué par l’absence de plusieurs favorites, comme Iga Swiatek, Aryna Sabalenka et Coco Gauff, éliminées avant les quarts de finale.