Le collège de Mourmelon-le-Grand (Marne) a déposé plainte après la diffusion de deepfakes à caractère sexuel représentant des élèves et des membres du personnel. Les images, partagées sur les réseaux sociaux, ont conduit à l’ouverture d’une enquête judiciaire le 17 juin 2026.
Le parquet de Reims indique que les investigations visent à identifier les auteurs des montages et à établir les conditions de leur diffusion. Aucun suspect n’a encore été interpellé. Le rectorat de l’académie de Reims a activé un dispositif d’accompagnement psychologique pour les victimes.
« Ce cas illustre l’extension d’un phénomène criminel à un cadre scolaire, où la protection des mineurs et des agents publics se heurte à la viralité des contenus synthétiques. »
La plainte s’appuie sur l’article 226-8 du code pénal, qui réprime la diffusion d’images modifiées à caractère sexuel sans consentement, passible de deux ans d’emprisonnement et 60 000 euros d’amende.